Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 06 oct 2021

Urgente et indispensable prévention

Je vais vous parler de santé mais d’une autre manière que depuis 18 mois :  je ne vais pas parler de masques, de tests, de nombre de morts, de tout et son contraire qui maintiennent nos concitoyens dans la peur et l’apathie.

Ni même de traitements, ni de vaccin, ni même de l’effondrement de notre système de santé avec encore la fermeture de 5700 lits en 2020…

Ni de l’épuisement de notre personnel de santé applaudi en 2020 et mis à pied sans salaire en 2021 et dont je loue le courage.

Ni de ce burn-out de la planète jamais vu dans l’histoire de l’humanité à cause de ce virus minuscule, invisible, mais prévisible ? oui disent les scientifiques.

Non, tout cela vous le savez.

Mais je vais me situer bien en amont en vous parlant de PREVENTION... sujet très peu abordé par les politiques mais qui tient une grande place dans le programme santé de NDA…

Savez-vous que le budget santé de la France concerne à 97 % les traitements ne laissant que 3 % seulement à la prévention ?

Car enfin que constate-t-on ?

Que cette maladie COVID a touché principalement :

-les personnes âgées

-les personnes diabétiques

-les personnes obèses

En 1994, il y avait 3,7 millions de maladies chroniques, il y en a maintenant 11 millions, et même 20 millions si on rajoute l’obésité et l’HTA… auxquels il faut rajouter les allergies de plus en plus nombreuses... personne n’en parle… il ne s’agit pas de faire un état des lieux pessimiste et d’augmenter la consommation des médicaments (tout en déremboursant l’homéopathie !) ;

A DLF, avec Nicolas Dupont-Aignan, nous voulons nous attaquer aux causes… pourquoi cette augmentation énorme ? Et de décider d’une politique de vraie prévention primaire, c’est-à-dire bien en amont des premiers symptômes.

Savez-vous que, même si l’espérance de vie a bien augmenté, une notion plus importante est l’espérance de vie en bonne santé : elle se situe à 63 ans !

Pour HIPPOCRATE, au 5ème siècle avant JC, la maladie est déjà un processus corporel sous l’influence de l‘air, de l’eau, des lieux où on habite, combiné avec l’alimentation et les habitudes de vie ! Il parlait déjà de santé durable : de l’influence de l’environnement sur la santé et d’écologie !

Savez-vous qu’en Asie, on voit son médecin quand on n’est pas malade et si on tombe malade, on ne le paie plus !

La santé environnementale est une priorité à DLF, avec une vision politique de santé globale et cela dès le plus jeune âge ! dans la famille puis à l’école en développant la médecine scolaire.

On parle de médecine 4 P :

Préventive
Prédictive : qui tient compte des antécédents de la personne                             
Participative : plus d’autonomie, prendre en main sa santé et être acteur de sa santé
Et Personnalisée (que les homéopathes connaissent bien)

En utilisant bien sûr les moyens modernes d’IA (intelligence artificielle), objets connectés.

Or, notre environnement, c’est quoi ? Einstein disait que l’environnement, c’est tout ce qui n’est pas moi

On parle d’exposome pour désigner toutes les expositions que subit le corps humain 

A commencer par notre alimentation : l’hyper industrialisation, les aliments ultra-transformés mauvais pour la santé ; tout cela est concomitant de cette augmentation de maladies chroniques...

Hippocrate disait : que ton alimentation soit ton premier médicament !

L’eau bien sûr ; très grand défi de notre époque tant dans sa qualité que dans sa quantité (NDA vient de remettre cette semaine un rapport sur la pollution des océans)
L’air que l’on respire : la mauvaise qualité de l’air, la pollution est responsable de 48 000 décès par an en France et il existe une grande inégalité entre nos concitoyens selon qu’ils habitent près du périphérique ou près d’espaces verts.

Qui s’en préoccupe ? on fait attention à l’eau qu’on boit mais beaucoup moins à l’air qu’on respire

Le tabac toujours très tueur

L’exposition cutanée est aussi très importante :la peau est une grande surface d’entrée de polluants (crèmes, métaux lourds...)

La première prévention est de tenir compte de l’immunité et de la stimuler pour rétablir l’équilibre naturel de l’organisme ; nous avons été décriés en parlant de vitamine D, C, de Zinc, qui est pourtant fondamental.

Et l’activité physique, la lutte contre la sédentarité, qui est aussi un grand défi pour notre époque auquel il faudra s’atteler... un grand chantier de prévention !

J’irai même plus loin dans mon raisonnement sur la recherche des causes :

La crise actuelle doit entrainer un profond changement dans notre économie mondialiste prédatrice des ressources de la planète.

Des scientifiques l’affirment mais sont peu entendus ; le meilleur antidote contre l’émergence de maladies infectieuses est la préservation de la biodiversité.

On peut être obsédés par les virus mais il faut comprendre pourquoi ils infectent subitement les humains ; et comprendre que ce sont les activités humaines en perturbant l’équilibre de la nature et la biodiversité qui constituent le principal facteur de risque sanitaire.

Cela nous désempare car l’idée qu’il puisse avoir un lien entre la biodiversité et l’émergence de maladies infectieuses ne fait pas partie de notre mode de pensée.

Dans nos sociétés modernes, la santé c’est la médecine : quand on a un problème de virus, on essaie de le contrôler en investissant massivement dans la recherche, d’un vaccin en particulier, mais on se soucie trop peu de savoir d’où vient cette maladie

L’idée que la santé des humains soit liée à celle de l’environnement est largement méconnue : il n’y a pas d’un côté les humains et de l’autre les écosystèmes ; ils sont intimement liés ; l’histoire des maladies infectieuses est corrélée à celle des changements sociaux et environnementaux causées par l’activité humaine.

Préserver la biodiversité est donc un impératif pour la santé planétaire.

C’est l’écologie humaine : on porte le souci du milieu vivant et des écosystèmes et de ses interactions avec l’homme. A quoi servirait-il de vouloir sauver la planète sans sauver l’homme ?

A DLF, nous pensons qu’Il y a urgence à examiner comment répondre à cette crise de société majeure et profonde sur le plan de la santé car étonnamment, cette partie de l’écologie, véritable santé intégrale dans le respect de la vie et de l’environnement – pourtant primordiale – est très peu abordée.

Car tout est lié et tout est fragile !

Véronique Rogez
Déléguée à la santé