Non, ces ouvrages ne figurent pas tous dans la liste nationale des œuvres du bac. Le Bulletin officiel fixe douze œuvres pour la classe de première et rappelle que le professeur en choisit une par objet d’étude. Mais c’est précisément là que le scandale commence : autour de ces œuvres, les parcours associés, les textes complémentaires et les lectures cursives laissés à l’initiative des enseignants peuvent être présentés à l’oral, dans un récapitulatif signé et cacheté par l’établissement.
Des documents transmis par des familles font apparaître des choix invraisemblables : Dans la forêt de Jean Hegland, avec une scène d’inceste entre deux sœurs ; King Kong Théorie de Virginie Despentes ; En finir avec Eddy Bellegueule ; ou encore Fief, roman où s’enchaînent drogue, pornographie et vulgarité. Boulevard Voltaire a signalé ces cas le 3 juillet 2026, en précisant qu’il ne s’agit pas du programme national stricto sensu, mais de lectures proposées ou étudiées par certains professeurs.
Qu’on ne caricature pas notre propos. La littérature n’a pas vocation à repeindre le monde en rose. Elle peut dire la violence, la misère, la sexualité, les failles humaines. Mais elle doit élever, donner des mots justes, ouvrir l’intelligence, former le jugement. Or que transmet-on à des élèves de première lorsqu’on leur demande de bachoter des pages où l’amour devient transgression sordide, où le langage se réduit au choc, où la provocation remplace la beauté ?
La République n’a pas confié ses enfants à l’école pour qu’on les abreuve de crudité, de nihilisme et de dérision. Elle les lui confie pour qu’ils rencontrent la langue française dans ce qu’elle a de plus exigeant : Corneille, Prévost, Balzac, Colette, Rimbaud, Ponge, Hugo, Molière, Racine, tant d’autres encore. Il ne s’agit pas d’interdire la modernité ; il s’agit de refuser que la modernité serve de prétexte à l’abaissement.
L’Éducation nationale doit clarifier ses responsabilités. Quand un texte figure dans le descriptif de l’oral ou qu’une œuvre est proposée en lecture cursive obligatoire, ce n’est plus un choix privé : c’est un acte pédagogique couvert par une institution. Le ministère ne peut pas se réfugier derrière la formule commode de « liberté pédagogique » lorsque des familles découvrent, stupéfaites, des contenus qu’elles n’auraient jamais confiés à leurs enfants.
Nous demandons donc une règle simple : transparence préalable des listes de lectures, information des parents, contrôle académique des œuvres proposées à des mineurs, et recentrage du lycée sur la transmission de notre patrimoine littéraire. L’école de la République doit protéger la jeunesse, non l’exposer à toutes les modes idéologiques.
Redonner le goût du beau, ce n’est pas être réactionnaire. C’est croire encore que la France mérite mieux que le renoncement, et que nos enfants méritent mieux que l’avilissement.
Retrouvez l’intégralité des propositions du programme présidentiel pour l’instruction publique de Debout la France porté par notre président et candidat Nicolas Dupont-Aignan à l’élection présidentielle française de 2027 : https://www.debout-la-france.fr/projet/instruction-publique/.
Sources : Bulletin officiel du 25 juillet 2024 https://www.education.gouv.fr/bo/2024/Hebdo30/MENE2418442N ; note de service sur l’épreuve anticipée de français https://www.education.gouv.fr/bo/20/Special7/MENE2019312N.htm ; enquête Boulevard Voltaire du 3 juillet 2026. https://www.bvoltaire.fr/deux-soeurs-qui-font-lamour-ensemble-au-programme-du-bac-de-francais/







