Je vous alertais il y a quelques mois à peine. D’abord avec l’instauration révoltante d’un reste à charge de 100 euros (1), puis son augmentation à 150 euros (2), et enfin avec le scandale de la restriction de l’accès au permis de conduire (3). À chaque étape, je dénonçais dans ces colonnes une régression sociale programmée, une entrave inadmissible à l’avenir professionnel de nos compatriotes.
Aujourd’hui, le masque tombe définitivement. Le gouvernement, par la voix de son ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, s’apprête à franchir une nouvelle ligne rouge dans le cadre du budget 2027, le reste à charge va exploser pour atteindre 350 euros ! (4)
Le racket sur le dos des travailleurs pour combler les déficits de l’État
Pris au piège de sa propre incompétence budgétaire et sommé de trouver 2,5 milliards d’euros d’économies, le gouvernement a choisi sa cible favorite : les travailleurs français. Le ministère du Travail espère ainsi récupérer entre 300 et 350 millions d’euros sur le dos des salariés.
Rappelons une vérité fondamentale que la macronie et ses successeurs tentent de faire oublier : l’argent du CPF n’est pas un cadeau de l’État, c’est le fruit du travail des Français ! C’est du salaire différé, cotisé par les entreprises pour la formation de leurs employés. Exiger d’un salarié, souvent payé au SMIC ou avec un salaire modeste, de débourser 350 euros de sa poche pour accéder à une formation relève de l’indécence pure et simple. C’est un impôt déguisé qui va, de fait, interdire l’accès à la formation pour les classes populaires et moyennes.
Le retour de l’enfer bureaucratique : quand un algorithme décide de votre avenir
Mais le cynisme du gouvernement ne s’arrête pas à ce hold-up financier. Cette réforme signe le grand retour de la technocratie la plus infantilisante.
Sous prétexte de vérifier la « maturité » du projet professionnel des Français, le gouvernement va instaurer un contrôle préalable par… un algorithme ! Si l’intelligence artificielle de l’État estime que votre projet ne correspond pas aux priorités fixées par les ministères, vous serez sanctionné par ce fameux « malus » de 350 euros. Pire encore, on assiste au retour des fameuses « listes » de formations prioritaires (défense, industrie, transition numérique…).
En clair, vous avez le droit de vous former, mais uniquement dans les secteurs que l’État aura décidés pour vous. Si vous souhaitez changer de voie, vous reconvertir dans un domaine qui vous passionne mais qui n’est pas « adoubé par l’algorithme », vous devrez payer le prix fort. C’est la fin de la liberté de choisir son avenir professionnel. Comme le résume très bien un acteur du secteur : « On est libre, mais on est libre de payer. » (5)
Debout la France exige l’arrêt de ce saccage social
Pendant que l’on annonce à grands coups de communication des plans pour l’Intelligence Artificielle (qui, elle, sera financée), on sacrifie les aspirations de millions de Français qui veulent simplement évoluer, apprendre un nouveau métier ou acquérir de nouvelles compétences.
Cette mesure confirme tout ce que nous dénonçons depuis des mois. Derrière le jargon technocratique de la « participation forfaitaire obligatoire » se cache une réalité brutale : la destruction méthodique d’un des rares outils de promotion sociale encore existant dans notre pays.
À Debout la France, nous refusons cette vision technocratique et comptable de la société. Nous croyons en la liberté individuelle, en la valeur travail, et au droit pour chaque Français de rester maître de son destin professionnel, sans être soumis au jugement d’un algorithme gouvernemental ni au racket d’un État incapable de gérer ses propres finances.
Nous exigeons l’abandon immédiat de ce projet inique et le retour à un Compte Personnel de Formation véritablement personnel, gratuit et libre d’accès pour ceux qui l’ont financé par leur travail.
Retrouvez toutes les propositions relatives à l’éducation et à la formation dans le présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan dans la rubrique programme du Site de Debout la France. https://www.debout-la-france.fr/projet/enseignement-superieur/ ;
Maël Camerlynck, délégué national à la formation et à l’éducation
Sources :
—







