Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 21 nov 2018

Intervention en séance publique du Sénat du Sénateur Jean-Louis Masson

Explication de vote sur le projet de loi de finance relatif à la sécurité sociale et aux retraites

Lors des dernières élections présidentielles, je n’ai pas appelé à voter pour le candidat MACRON et je n’ai pas voté pour lui. Contrairement à d’autres parlementaires, je suis donc parfaitement clair et cohérent lorsque je dénonce l’accumulation de mesures injustes et démagogiques. 

La suppression de la taxe d’habitation est le symbole même de la démagogie puisque pour compenser la perte de recettes, on augmente par ailleurs d’autres impôts. De même, beaucoup d’arbitrages se traduisent par une injustice tout à fait insupportable. En particulier, les personnes âgées sont victimes d’un véritable matraquage fiscal.

Les retraités sont délibérément ciblés par une augmentation de 3 % de la CSG et par le gel de leurs pensions. On prévoit de plus une augmentation de 9% de leurs cotisations aux mutuelles en contrepartie de la future prise en charge des soins dentaires et des lunettes. Enfin, M. Delevoye a confirmé officiellement en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, que le Gouvernement allait imposer un abattement de moitié sur certaines pensions de réversion des veuves.

C’est cela la justice sociale selon Monsieur MACRON et son gouvernement. C’est une honte, car la France d’aujourd’hui a été bâtie grâce aux actuels retraités qui eux, ont travaillé 40 heures par semaine dès l’âge de 14 ans et sans bénéficier, ni de RTT ni de cinq semaines de congés payés.

Après toute une vie de labeur, certains retraités touchent actuellement nettement moins que de ce que l’Etat dépense pour les flux massifs d’immigrés qui viennent pomper nos finances publiques sans avoir jamais rien fait pour la France. Une veuve d’agriculteur ne perçoit même pas la moitié de ce qui est consacré à chaque immigré.

Pire encore, les petits retraités qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts payent malgré tout, le ticket modérateur lorsqu’ils sont malades. Faute de ressources, il leur arrive même de renoncer à se soigner. Les immigrés bénéficient eux, de l’aide médicale d’Etat à 100%. Ils ne payent strictement rien, y compris pour les dents, pour les lunettes et pour les médicaments.

Manifestement, on marche sur la tête. S’il y a des difficultés budgétaires, on peut comprendre que des efforts soient demandés. Par contre, il faut que ça soit à bon escient et la première des choses, c’est de réduire radicalement la gabegie liée à l’immigration. C’est d’autant plus souhaitable que plus on réduira ces crédits, moins les intéressés auront tendance à affluer dans notre pays.

Pour couronner le tout à l’Elysée et au sein du gouvernement, certains vont jusqu’à mentir effrontément en prétendant que le pouvoir d’achat des Français s’améliore. Ils devraient aller voir les retraités et leur demander s’ils ont l’impression que leur pouvoir d’achat a augmenté.