Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Arnaud Alzat-Laly

Délégué national à la Culture et au Patrimoine

Son parcours

Né aux confins de la Corrèze et de la Creuse, dans cette France dite "périphérique", aujourd'hui France rurale des oubliés, dans une famille de gauche, fils d'ouvriers, petit-fils de paysans, comme l'on dit fièrement chez nous, et de cheminot, rien a priori ne me disposait à de longues études ni à une profession intellectuelle, non plus que de militer à la droite de l'échiquier politique.

C'est la rencontre avec l'École de la République qui l'a permis. C'est Elle qui a aiguisé ma curiosité, ma soif de savoirs, mon appétence à questionner le monde, à confronter les opinions. À l'envie d'acquérir une culture a succédé le désir de la transmettre. C'est donc cette École que j'ai choisi de servir depuis une quinzaine d'années, tout en ayant à la fois le sentiment désolant que ce qui fut pour moi possible dans les années 90 tiendrait aujourd'hui du quasi miracle, et l'envie acharnée de lutter contre ce même sentiment. Ainsi, j'exerce en lycée, en tant que professeur de lettres classiques, un patrimoine humaniste que j'ai à cœur de mettre en valeur au quotidien.

Je suis animé depuis l'adolescence par la nécessaire préservation de notre souveraineté et de notre identité : mon premier sentiment d'appartenance politique, je le dois au référendum de Maastricht, du côté du non ; mon premier engagement militant, je l'ai consacré, alors étudiant, au référendum sur la Constitution européenne de 2005, toujours du côté du non.

Attaché aux valeurs immuables de la France, convaincu que notre monde repose sur des permanences, conservateur et patriote, c'est tout naturellement au sein de Debout la France, alors Debout la République, que j'ai décidé de m'engager, pour la première fois, il y a de cela huit ans. Nicolas Dupont-Aignan est celui qui m'a fait passer de l'observateur éclairé, du sympathisant au militant convaincu. C'est l'homme que j'ai choisi de servir, c'est celui en qui je crois pour porter haut ces valeurs.

Spécialiste des arts de la scène, que j'ai eu le privilège d'enseigner quelques années à l'Université, j'ai été amené à m'intéresser aux problématiques de notre politique culturelle.

Parent pauvre des politiques publiques, la Culture est trop souvent considérée comme une variable d'ajustement, un supplément d'âme volontiers confondu avec les loisirs, un monde de "non-essentiels". Néanmoins, de notre langue à notre patrimoine, tout est culture ; sa transmission est gage de notre enracinement. Elle n'est pas un luxe, mais la condition de notre survie en tant que civilisation, le fondement à partir duquel nous pourrons à nouveau rayonner dans le monde

Si nous voulons aujourd'hui nous inscrire dans le sillage d'André Malraux et de Jean Vilar, la tâche est ardue : il s'agit encore d'une fracture géographique, sociale, intellectuelle, mais surtout idéologique qu'il faut résorber. Il est grand temps de réconcilier la droite française avec la Culture, aujourd'hui largement préemptée par la gauche ; de réconcilier la France avec sa Culture.