Depuis le 1er mars 2026, une taxe de deux euros a été mise en place sur les colis d’une valeur inférieure à 150 euros et en provenance de pays tiers à l’Union européenne (UE) à destination de la France métropolitaine, de Monaco, de La Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe [1]. Créée par la loi de finances pour 2026 afin de limiter les importations de produits très bon marché et encourager le recours aux circuits courts et aux commerces de proximité, cette taxe vise les marchandises dédouanées via la déclaration simplifiée H7 [2]. La Chine représente environ 97 % des articles importés sous régime H7 et près de 89 % de la valeur ; les catégories dominantes sont l’habillement et les chaussures, caractéristiques du e-commerce à bas prix [3].
Cependant, dans le cadre de la libre circulation des marchandises au sein de l’Union Européenne [4], le contournement d’une taxe nationale est aisé. En quelques semaines, les avions cargos en provenance de Chine ont déserté certains aéroports français comme ceux de Roissy-Charles-de-Gaulle et de Vatry (Marne) : les géants chinois du e-commerce font atterrir leurs avions au Benelux ou en Europe de l’Est, pour finir le trajet jusqu’en France en camions. Les déclarations douanières de petits colis à l’arrivée de l’aéroport Roissy-CDG, qui reçoit une immense majorité de ces produits, ont chuté de 92% dès le 3 mars par rapport à la moyenne du nombre de déclarations quotidiennes en 2025. La survit même de l’aéroport de Vatry est en péril, avec à la clé des emplois qui risquent de disparaître [5]. La commission européenne veut mettre en place une taxe identique à partir du 1er juillet 2026 [6] : ainsi la France a souhaité anticiper une décision européenne mais n’a pas prévu les conséquences catastrophiques liées à la libre circulation des marchandises.
Cet épisode doit nous faire réfléchir sur le manque de discernement de nos gouvernants, incapables de prévoir les conséquences pourtant évidentes de leurs actions, mais également sur la perte de souveraineté qui touche même des aspects du quotidien comme la gestion des marchandises arrivant sur notre sol. Il est urgent de reprendre le contrôle de notre territoire et de notre économie ; c’est le sens du projet présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan [7].
[2] https://www.douane.gouv.fr/fiche/les-envois-de-faible-valeur-delta-h7
[3] https://www.universcolis.fr/actualites/taxe-2-euros-petits-colis-2026
[4] https://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/38/libre-circulation-des-marchandises
[7] https://www.debout-la-france.fr/projet/affaires-europeennes/






