Le nouveau code pénal adopté en janvier par les autorités talibanes franchit un nouveau seuil dans l’horreur.
Ce texte d’une centaine d’articles légalise les violences domestiques contre les femmes et les enfants tout en rendant la justice pratiquement inaccessible aux victimes.
Certaines dispositions assimilent implicitement les femmes à des subordonnées comparables à des « esclaves » autorisant leurs « maîtres » ou maris à exercer sur elles des châtiments physiques.
Les agressions commises au sein du foyer ne seront plus poursuivies par l’état dès lors que l’auteur invoque une justification morale ou religieuse.
Le code pénal encourage même les maris à infliger des « punitions discrétionnaires » à leur épouse à condition qu’elles ne laissent pas de blessures visibles.
De plus, elle ne peuvent plus se réfugier chez leurs parents.
Cette mesure supprime la dernière échappatoire dont elles disposaient.
Auparavant, les violences conjugales pouvaient entraîner des peines de prison et les lois visaient également les mariages forcés et les violences sexistes.
En 4 ans, les Talibans ont érigé un mur épais autour des femmes ;
Plus de 100 décrets les ont effacées du paysage social, économique et culturel du pays.
Comme si cette réclusion forcée ne suffisait pas, elles ne peuvent plus étudier au-delà du primaire, ne plus sortir sans être voilées, ne plus travailler, ne plus voyager, ne plus chanter, ni fréquenter un parc, un hammam.
Allant jusqu’à murer les fenêtres des pièces de leur maison afin de les effacer du regard des voisins.
Signe de ce désespoir profond : le taux de suicide chez les Afghanes explose.
Et quel traumatisme et avenir pour les enfants.
En s’attaquant aux femmes, c’est la destruction de la société toute entière.
Nous nous étonnons du silence des organisations internationales.
DEBOUT LA France sera toujours aux côtés des victimes quelles qu’elles soient.





