La Loi sur la fin de vie, sur l’euthanasie doit-on dire, a été votée le 30 juin à l’Assemblée Nationale ; c’est la plus permissive qui soit.
Mais le vote final sera le 15 Juillet.
Il est donc encore temps de réagir, comme cela a été le cas en Angleterre et en Ecosse tout récemment à quelques voix près alors que le texte avait été approuvé en première lecture en 2025.
Seulement 52 % des députés français ont voté pour contre près de 80 % en 2021, ce chiffre n’a fait que baisser à chaque vote, preuve que les consciences se réveillent et réfléchissent. Il manque donc 32 députés favorables qui pourraient changer d’avis d’ici le 15 juillet. « L’euthanasie, plus on en parle moins on l’aime ! » clame Claire Fourcade, de la société française des soins palliatifs.
Beaucoup se sont révélés de grands humanistes pendant ces débats et ont eu le courage de leurs convictions ; On se rappellera de ces belles personnes qui auront marqué les consciences ;
Par contre, le Sénat rend les armes sans combattre invoquant même la chaleur ! Et est donc complice des amendements dramatiques rajoutés sur le nouveau texte. Sur une question aussi vertigineuse, l’honneur du Sénat se réduit à l’approche des vacances qui arrivent et du combat perdu d’avance ? https://www.youtube.com/watch?v=uUBZMrsNqDA
Si , il y a quelque temps encore , le débat se réduisait à être pro- ou anti- euthanasie , sans connaitre d’ailleurs le sens des mots , ces échanges ont permis de constater que l’enjeu est beaucoup plus grand et qu’il faut beaucoup d’humilité pour légiférer sur cette question de vie et de mort : Quelle est notre légitimité pour décider de la mort de nos semblables ?
Force est de constater que beaucoup de partisans de cette Loi en sont restés à ce constat qu’il est intolérable de laisser quelqu’un souffrir et qu’il faut donc l’achever par compassion.
Ou bien, que certaines vies arrivées en fin de course, ou handicapées, ou qui pèsent lourd sur la société , ne sont plus dignes d’être vécues .
Ou bien, qu’il s’agit d’un choix individuel de liberté, et que, dans notre société individualiste, chacun doit pouvoir choisir sa mort, et on parle de solidarité, de fraternité, de « mort miséricordieuse ».
Liberté, Egalité, Fraternité.
Stratégie de manipulation : travestir les mots pour manipuler les esprits :
Non, tuer n’est pas un soin, il n’y a pas les bons et les mauvais suicides.
Non, la mort par euthanasie n’est pas une mort naturelle ; c’est un mensonge d’Etat.
Non, l’humanisme n’est pas de trier entre les vies dignes et les vies indignes, de définir qui est un sous-humain ou un infra-humain qu’on peut supprimer ( ADMD ) , de faire un registre des « éligibles » : le progrès serait alors l’homme puissant et même augmenté pour le bien de l’humanité.
Non, l’euthanasie n’est pas une liberté personnelle mais engage toute la société.
Cet aveuglement et cette obstination des députés, idéologiques ou sous pression de lobbys bien identifiés, ou seulement qui n’ont pas lu le texte,
– https://www.youtube.com/watch?v=dkXHglPRNAc discours de Macron à la grande loge de France le 5 mai 2025 pour le bien de l’humanité …cela fait froid dans le dos –
vont entraîner la chute de notre pays, le délitement de la société qui organise sa propre mort, déshumanisée, aseptisée, industrialisée, transhumaniste, eugéniste, « artificiellement intelligente »?
https://www.youtube.com/watch?v=MLnEaokQbYI
Qui sommes nous pour nous donner ce pouvoir de voler la mort ? il se passe des choses très importantes au moment de la mort, des retours de lucidité, des pardons, des grâces particulières , des sourires d’espérance sur le visage .
OUI, aller s’immerger quelques heures dans un service de soins palliatifs vaut mieux que tous les beaux discours.
Qui sommes-nous pour préférer cette culture de mort et se battre pour elle alors que nos concitoyens ne peuvent pas accéder à une santé correcte, par manque de moyens dans nos hôpitaux exsangues et nos campagnes, par corruption des firmes pharmaceutiques et industrielles. Où est passée la culture de vie ?
C’est un terrible constat d’échec et un aveu d’impuissance de préférer tuer plutôt que de soigner ; de préférer tuer alors que nos enfants ne sont pas protégés et subissent la violence. Quel sens des priorités !
Qui sommes-nous pour voter une loi pour laquelle on n’envisage pas les conséquences énormes et les dérives dramatiques ? : Juridiques, relationnelles dans les familles, et même sans se poser la question d’un éventuel trafic d’organes ; car enfin, connaitre la date et l’heure de la mort est bien pratique et on sait que science et argent font très bon ménage.
Mais il ne suffit pas de combattre cette tendance de mort dans l’opinion publique,
Il ne suffit pas de penser que cette loi est un moindre mal car Hannah Arendt écrivait : « politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui optent pour le moindre mal tendent très vite à oublier qu’ils ont choisi le mal ».
Il ne suffit pas seulement de penser que ça tombe mal avec la venue du Pape dans quelques semaines , ou de plaindre les médecins et les établissements de soins privés qui vont être obligés de tuer ( non, les suspendus ont montré qu’on n’est jamais obligés ) , ou de se dire que le Serment d’Hippocrate va devoir être changé …, ou même la devise de la République .
Nous ne devons pas désespérer et baisser les bras ; à quoi bon, c’est perdu d’avance.
Les jeunes sont là dans les manifestations mais aussi dans l’action, dans les associations auprès des plus vulnérables, les plus isolés, les plus faibles ; beaucoup refusent de participer à ce crime contre l’humanité ; c’est un grand signe d’Espérance que nous devons voir.
Il faut engager toute la société dans une assistance digne du mourant. En appliquant déjà la Loi sur les soins palliatifs qui sont encore défaillants dans 20 Départements, ce qui rend d’autant plus horrible celle sur la fin de vie alors que la précédente n’est pas appliquée ; les soins palliatifs suppriment la souffrance, pas le souffrant. L’humanisme, c’est la protection de la vie, le soin.
Et il faut, et c’est ce que souhaite Nicolas Dupont-Aignan, une vraie politique de la santé qui anticipe, qui prend soin, qui guérit si possible, dans des hôpitaux dignes d’un pays civilisé. Il n’est pas décent et acceptable humainement d’entendre les témoignages des patients actuellement abandonnés à leur sort sans pouvoir se soigner.
Oui, demandons que chaque député qui a voté POUR cette loi dés-endurcisse son cœur et retrouve le sens des mots, dignité, compassion, fraternité, amour, soin, vie, en allant dans une unité de soins palliatifs. Il a encore le temps d’ici le 15 juillet.
« Il ne faut légiférer que d’une main tremblante », mettait en garde Montesquieu dans ses Lettres persanes.
« J’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie » Dt 30-15








