Actuellement au cinéma, le film L’Abandon revient sur les derniers jours de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir enseigné la liberté d’expression. Ce film n’est pas seulement une œuvre de mémoire. Il est un rappel brutal de ce que la République a laissé faire lorsqu’elle a cessé de protéger ceux qui transmettent le savoir, l’esprit critique et l’amour de la France.
Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty. Trop peu connaissent réellement son histoire. C’est pourquoi Debout la France demande que ce film soit diffusé dans l’ensemble des collèges et des lycées de France, dans un cadre pédagogique adapté, accompagné par les professeurs d’histoire-géographie, d’enseignement moral et civique, de lettres et de philosophie.
Briser la culture du « pas de vague »
Il ne s’agit pas d’imposer une émotion, mais de transmettre une leçon de courage républicain. Il ne s’agit pas de raviver une blessure, mais de comprendre comment un professeur a pu être abandonné face aux pressions, aux mensonges, à l’intimidation et au fanatisme islamiste. Samuel Paty n’est pas seulement une victime du terrorisme. Il est devenu le symbole d’une école qui recule lorsqu’elle n’ose plus faire respecter son autorité, sa laïcité et sa mission d’émancipation.
Après Samuel Paty, comment ne pas penser aussi à Dominique Bernard, professeur de lettres assassiné à Arras le 13 octobre 2023 ? Deux professeurs tués parce qu’ils incarnaient l’école, le savoir et la transmission. À quand un grand film national, dans l’esprit de Pas de vagues, en hommage à Dominique Bernard et à tous ces enseignants que la République n’a pas su protéger ? Car derrière ces drames se trouve la même faillite : celle du renoncement, du silence, de l’évitement, de cette culture du « pas de vague » qui a trop longtemps désarmé l’institution scolaire face aux menaces et aux violences.
L’école en première ligne
Nous saluons la sortie de ce film et sa programmation, notamment au Megarama d’Armentières. Nous regrettons toutefois qu’il ne soit pas davantage mis en avant partout, et notamment à Roubaix, ville jeune, populaire, profondément concernée par les enjeux d’éducation, de laïcité, d’autorité scolaire et de transmission républicaine. Une telle œuvre devrait être accessible dans toutes les grandes villes, particulièrement là où l’école est en première ligne face aux fractures sociales, culturelles et civiques.
La France ne peut plus se contenter de commémorer Samuel Paty une fois par an. Elle doit tirer toutes les conséquences de son assassinat. Cela suppose de protéger réellement les professeurs, de restaurer l’autorité de l’école, de refuser toute compromission avec le communautarisme, de défendre la laïcité sans trembler et de transmettre à nos enfants l’héritage historique, culturel et moral de la Nation française.
Faire entrer « L’Abandon » dans les collèges et les lycées de la République, c’est rappeler que la liberté d’expression n’est pas un slogan, mais un combat. C’est rappeler que la laïcité n’est pas une option, mais une condition de la paix civile. C’est rappeler que l’école de la République ne doit jamais céder devant l’obscurantisme.
Chez Debout la France, nous croyons en l’excellence pour tous. Encore faut-il avoir la volonté politique de donner à l’institution les moyens de se refonder. Pour découvrir nos propositions, retrouvez le projet présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan sur notre site : https://www.debout-la-france.fr/projet/instruction-publique/








