(Note au lecteur : cet article n’est pas un résumé du livre, mais un besoin d’exprimer mon adhésion et de la partager à partir du livre).
En lisant le livre de Nicolas Dupont-Aignan, j’ai très vite pensé à cette Fable de Jean de la Fontaine, qui met en scène un chien repu et un loup affamé ; ce dernier se rend vite compte que, derrière cet apparent état de confort et de sécurité du chien, se cache une chaîne qui lui abime le cou : il a renoncé à sa liberté, il est assujetti, dépendant, impuissant, flatteur, il doit plaire à son Maître. Une vie de paix qui s’avère être une vie d’humiliation et de soumission. « Ce n’est rien, dit-il ..peu de chose. »
L’idée même de perdre son mouvement, pour le Loup est inenvisageable : la liberté est placée au-dessus de tout et le loup triomphe sur l’immobilité de la chaîne en s’enfuyant.
Nicolas Dupont-Aignan déroule dans son livre tout ce qui enchaîne la France et la met sous camisole de force (p. 9 ) :
Comment elle s’est volontairement vassalisée en transférant à l’UE ses principales compétences (p.17) ,
Comment la léthargie faussement confortable peut la conduire à la pauvreté et à la servitude (p.218) ,
Comment la résignation va jusqu’à déserter les élections et accepter de subir ce déclassement, cette paupérisation, repoussant toujours plus loin le moment de vérité (p.175) ,
Comment le peuple français se soumet à ses bourreaux et n’aurait plus la volonté de se battre, serait devenu défaitiste (p.298) ,
Comment il accepte les normes délirantes qui l’étouffent, cette monstrueuse société de surveillance qui se prépare au nom de la modernité et de la sécurité (p. 182), la manipulation des opinions (p. 48) , les privations de liberté , la peur ,les mensonges des gouvernants en particulier lors de la crise Covid, le mépris : « ceux qui ne sont rien ».
« Peu à peu, nous prenons l’habitude du recul et de l’humiliation au point qu’elle nous devient une seconde nature » Général de Gaulle
La France mérite mieux que cet état de résignation ; elle a toujours montré à travers les siècles qu’elle était un grand peuple qui n’est pas destiné à mourir ,qu’il n’y a pas de fatalité à subir et qu’elle peut retrouver au fond d’elle-même la force miraculeuse de la renaissance (p.14) ; il y a urgence à voir que ce nœud coulant se serre et abime le cou du chien de la fable et l’étouffe ;
Il faut la « volonté de vouloir » (p. 288) pour ne pas en rester au constat mais agir et retrouver notre liberté, pour briser nos chaînes et donc pouvoir se défendre et agir.
Disposer à nouveau de nous-mêmes doit nous permettre de servir un grand dessein pour la France (p. 218) : il ne s’agit pas de détruire mais de reconstruire, de retrouver notre liberté de manœuvre dans tous les domaines, agricole, industriel, énergétique, sécuritaire, migratoire.
Il ne s’agit pas de s’isoler et mettre des murs en ignorant ce qui se passe à l’extérieur, mais de coopérer avec les autres nations sur de beaux projets. Une porte n’est pas un mur de méfiance, de haine, de rejet, mais comme la peau, un filtre (p163) où chacun garde sa liberté pour ne pas accepter des décisions qui vont contre ses intérêts.Un ami se moquait de NDA à travers moi et de ses frontières : il ne se rendait pas compte que, pour entrer dans son appartement, il y avait 3 portes à code !
Le droit d’un peuple à disposer de lui-même, idée chère au Général de Gaulle, suppose :
D’avoir fait le constat et l’état des lieux de ce qui nous emprisonne, ce qui est bien décrit dans le livre en identifiant les colliers modernes, de cultiver le discernement, de prendre de la hauteur.
D’être bien conscient que la liberté entraîne l’insécurité contrairement à la servitude qui peut être confortable. Le chien est repu et n’a pas grand-chose à faire.
Que la liberté entraine la responsabilité, la maîtrise, l’autonomie qui n’est pas de rester seul ni d’oublier ses racines mais permet à la France d’exister par elle-même et pour elle-même (p .166), la confiance, l’amour du beau, du bien, du vrai (p. 294), de la vie.
Que la liberté implique de récupérer les leviers d’action pour mener une politique cohérente, avec un pilote dans l’avion, avec une vision stratégique à long terme (p.269), et non pas des mesurettes à court terme pour plaire à un peuple qu’on méprise. Il faut donc être visionnaire.
Que ce redressement , bien développé en 5 priorités ( p 255 ) , doit se faire avec le peuple et non contre lui ou sans lui , car chacun de nous a en main une part du destin de son pays (p. 17) , il faut croire en l’esprit de responsabilité de l’être humain instruit, informé et réfléchi (référendum, ric ) (p 89,92 ) pour échapper à la médiocrité, la déliquescence morale et se réapproprier son destin , un peuple uni et attentif aux plus faibles. Un pays libre sait se protéger et sait se muscler.
La Fontaine fait l’éloge de la liberté en montrant qu’elle est une condition absolue : on ne peut pas être « un peu » libre.
Nicolas Dupont-Aignan fait l’éloge de la liberté qui ne peut passer que par la sortie de l’UE qui nous détruit : on ne peut pas être un peu dedans et un peu dehors.
Il est le seul :
Qui a l’audace, le courage, et la force de rassembler ( p.15) et peut-être même de mourir pour ses convictions ?( p.109 ); il a déjà montré son courage à contre- courant de la doxa lors de la crise sanitaire en particulier en remettant en cause le discours mensonger officiel.
Qui pense que l’histoire n’est jamais écrite d’avance quand la France croit en elle et défend la démocratie et la liberté (p.212) et est conscient qu’il y a urgence à réagir avant de disparaitre, dans la servitude et la guerre ; « qui entre en guerre emprunte la route de la servitude » avertissait Hayek (p.202).
Qui croit que la France peut montrer un chemin à ses voisins car elle n’est l’ennemie de personne et recherche le bien commun des démocraties et de la civilisation européenne (p 213)
Qui croit qu’on n’est jamais seul lorsqu’on porte une idée juste et forte (p212) ; il se sait entouré de sa famille (p.234) et de ses amis DLF.
Qui croit qu’on doit investir dans l’avenir et dans la jeunesse, et relever l’école républicaine autour du savoir, du mérite et de l’effort (p. 280)
Il ressent l’âme d’un peuple qui proteste pour ne pas mourir (p 174) mais sait que la France mérite qu’on sorte de l’émotionnel pour aller à la raison d’Etat et à l’intérêt supérieur de la Nation.
Il veut retisser le lien de confiance entre le peuple et ses élus pour au-delà même de l’incitation au vote, réhabiliter auprès des jeunes la beauté de l’engagement (p. 98)
Quand la vie et la mort des français est en jeu, l’idée même de son engagement est en cause et il ne se taira pas (p.82) .
« Servir sans se servir » lui permet d’encaisser les échecs et les trahisons (p.103), qui sont parfois pires, mais Charles Pasqua l’avait prévenu : en politique, « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort ».
« L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. » Charles Péguy
Cette espérance engendre l’action.
Seule une élévation de l’âme peut réconcilier nos compatriotes (p.295 )
Nicolas Dupont-Aignan est prêt. Et nous ?







