Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 16 mar 2016

Schengen, état d’urgence : la grande passoire

Pour celles et ceux qui ont l'habitude de se rendre dans les pays voisins de la France, une constatation s’impose, ça roule …… Oui, nous allons et revenons allégrement d’Espagne, de Belgique ou d’Italie sans rencontrer le moindre obstacle ou contrôle. L’espace Schengen me direz-vous est fait pour ça, libre circulation oblige !

Oui mais voilà, ce qui vaut pour les braves gens vaut, tout autant, pour les mafieux, les terroristes, voire les simples « indésirables ». Car, parmi les réfugiés il y a de tout, des vrais comme des faux, et qu’importe le pourcentage. Pas de frontière, pas de filtrage. Au-delà de l’aberration de ce traité, qui laisse à tous vents, notre culture et notre économie, nous sommes, dans le cadre de l’état d’urgence, confrontés à une menace terroriste avérée. Et pourtant, que voyons-nous ? Des terroristes qui circulent librement en Thalys, d’autres qui retournent au « pays » avec armes et bagages dans la soute de l’avion, enfin d’autres qui passent au milieu de migrants.

La solution ? Tout d’abord une volonté politique de rétablir de vrais contrôles à ses propres frontières nationales. Malheureusement, alors que plusieurs pays de l’UE ont rétabli les leurs, notre gouvernement européiste -béat, persiste dans son attitude criminelle en niant la réalité.

Mais il faudrait également des moyens humains car, actuellement le personnel manque : en dix ans, les douaniers ont perdu près de 2700 postes, et les militaires et forces de l’ordre en général, utilisés à outrance dans le cadre de « l’état d’urgence »sont fatigués et éreintés.
 

L’augmentation des réservistes dont nous venons d’apprendre le doublement, pourrait être une partie de la solution. Si cette mesure a surtout pour priorité de soulager les forces de l’ordre sur le terrain, ne pourrait-on pas envisager, également, de recourir à des volontaires encadrés par des douaniers chevronnés pour remettre en place de vrais contrôles ?

Et le financement me direz-vous ! Ne serait-il pas plus judicieux, plutôt que de donner des milliards d’euros aux Turcs pour qu’ils aient la gentillesse de ne pas trop exagérer leur trafic ultra-lucratif de migrants, ou aux Grecs, déjà débordés par le phénomène, pour qu’ils assurent un minimum et illusoire contrôle des « entrants » dans l’espace Schengen, de se servir d’une partie de cet argent pour payer de nouveaux douaniers ou réservistes.

Ne pourrait-on prendre enfin les vrais mesures qui s’imposent sans se défausser sur les autres, afin d’éviter que se reproduisent les drames de janvier ou novembre 2015 et qu’une fois de plus nous n’ayons pas à revendiquer « Je suis Charlie ».
 
Michel COLAS

Secrétaire Départemental de l'Hérault