Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Vendredi 06 juil 2018

Prisons : honte au gouvernement !

Dimanche dernier, 1er juillet 2018, la spectaculaire évasion par hélicoptère de Rédoine Faïd, détenu particulièrement dangereux, faisant partie du grand banditisme et condamné à 25 ans de réclusion criminelle, nous laisse pensifs et dubitatifs quant à la gestion des centres pénitentiaires par le gouvernement et le Garde des Sceaux Mme Belloubet.

         Aujourd'hui un tel individu, n’a plus rien à perdre car il est au maximum des peines prévues - mise à part la perpétuité, jamais vraiment appliquée. La preuve en est, en avril 2013, après avoir pris en otage des surveillants sous la menace d’une arme à feu et fait exploser la porte d’entrée de l’établissement avec des explosifs, il s’évade. Rattrapé, il n’a été condamné qu’à 10 ans de réclusion criminelle. Dimanche dernier, il récidive !

De graves questions se posent :

         - Comment des armes à feu et des explosifs ont pu pénétrer dans des enceintes pénitentiaires ?

         - Pourquoi les établissements n’ont pas de véritables quartiers de haute sécurité dignes de ce nom ?

         - Pourquoi ne couvre-t-on pas l’ensemble de l’établissement avec des filins anti hélicoptères pour empêcher ce type d’évasions ?

         - pourquoi les alentours des établissements pénitentiaires ne sont pas protégés par des rondes afin d’éviter les projections extérieures ?

Pourtant les réponses à ces questions existent. Encore faudrait-il que les personnes qui nous gouvernent aient une véritable volonté politique pour redresser une situation catastrophique.

Aujourd'hui il est interdit de fouiller à corps systématiquement un détenu qui sort du parloir ou qui circule dans les coursives et beaucoup d’agressions de gardiens se produisent à ce moment-là.

Le Ministère de la Justice et le gouvernement ne dotent pas l’administration pénitentiaire de moyens adéquats pour faire face à des détenus particulièrement dangereux ou classés S : Le nombre insuffisant de gardiens de prison mais aussi de matériels essentiels comme les gilets pare-balles sont hélas des exemples significatifs.

Le personnel a perdu confiance dans la Garde des Sceaux qui, comme Christiane Taubira, ne s’intéresse qu’au sort des voyous. Qu’a fait Nicole Belloubet pour les prisons sinon autoriser les téléphones en cellule ? La hiérarchie ne  peut dissimuler cette incurie, coincée entre  la réalité du terrain, les restrictions budgétaires et les instructions politiques délirantes du gouvernement.

L’absence de politique adaptée pour mieux gérer nos prisons, les surveillants ont perdu leur capacité à assurer non seulement la sécurité des lieux mais aussi leur propre sécurité ! La perte d’autorité a commencé dès les années 1980 et n’a fait que s’aggraver ces dernières années. Comme ils le disent parfois entre eux, les surveillants pénitentiaires ont le sentiment d’être de la “chair à canons”

La situation est vraiment dramatique et inacceptable, les agents sont sous-payés, exténués par les heures supplémentaires effectuées. Ils n’ont plus aucun droit face à une population carcérale de plus en plus sans foi ni loi, agressive et incontrôlable.

Il est grand temps de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et de rétablir un véritable ordre Républicain dans nos prisons françaises.

Il faut d’abord expulser les 15 000 prisonniers étrangers pour qu’ils effectuent leur peine dans leur pays d’origine pour soulager nos prisons et le contribuable français.

Il est ensuite impératif de redonner l’autorité aux surveillants. Il est évident que les surveillants doivent passer de la catégorie C à la catégorie B comme la police, afin de rendre ce métier plus attractif, surtout qu’aujourd’hui les agents pénitentiaires se substituent à la police, pour les transferts entre autres. Il est important comme le demande Debout la France, que la pénitentiaire retourne dans le giron du Ministère de l’Intérieur où est sa véritable place. Il faut également redonner à cette administration les moyens de fonctionner normalement (augmentation du budget et des effectifs)  afin d’appréhender efficacement des situations comme celles vécues dimanche dernier. Car le fait que cette évasion ait réussi, engendrera certainement d’autres tentatives qui pourraient cette fois-ci se terminer dans le sang !

Les problèmes sont réels, les solutions existent, le tout est de vouloir les appliquer.

Michel Colas
Délégué National aux catégories socio-professionnelles

Jacques Struznski
Surveillant pénitentiaire à la retraite