Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mardi 08 nov 2016

Policiers, enseignants même combat ! Eric Stemmelen, délégué national à la sécurité

Comme il est loin le temps de 68 où les enseignants ne se sentaient pas franchement solidaires des policiers ! Désormais ces deux éminents représentants du service public sont intimement liés par les agressions de plus en plus violentes qu’ils subissent quotidiennement de la part non pas de jeunes comme les médias se complaisent à le dire mais d’une frange complètement désocialisée de criminels et de délinquants.

Ne nous y trompons pas les agresseurs s’attaquent à tout ce qui représente l’autorité et le service public (police, pompiers, enseignants, médecins etc…) et ce n’est pas uniquement pour protéger le trafic de drogues.

L’inaction des autorités depuis 40 ans a amené la France au bord de l’anarchie en laissant le communautarisme se développer, en sous traitant la dite paix sociale à de vrais malfaiteurs.

Les défis à relever sont immenses car les criminels et délinquants agissent en bande plus ou moins organisée et qui peuvent dépasser la centaine. En réalité ce sont des dizaines de milliers d’individus et non quelques milliers qui posent problème.

Il est donc urgent de changer les lois actuelles en supprimant après 2 condamnations les rappels à la loi, de construire le nombre de places de prison nécessaires pour avoir la certitude qu’une condamnation à de la prison ferme sera effectuée et non comme c’est le cas actuellement d’avoir des dizaines de milliers de condamnations jamais exécutées faute de place : les propositions de gauche et de droite de construire 10 000 places de prison (en 10 ans !) sont franchement ridicules au regard de la problématique actuelle.

Il faut rétablir les dispositions de la loi anti casseur de 1970 (que personne à droite n’évoque probablement par ignorance) à savoir que le fait de participer à un rassemblement violent est punissable même si on ne peut prouver un acte précis commis par la personne interpellée.

Aucune prévention ou répression ne peut avoir lieu si on a la main qui tremble, si on ne comprend pas qu’il faut avoir une permanence dans le temps jour et nuit, que l’envoi de CRS dont tout le monde à commencer par les malfaiteurs, sait qu’ils vont partir dans quelques jours ou quelques semaines, n’est qu’un pis aller qui n’a aucune efficacité réelle.

Les policiers manifestent et à juste titre. Les réactions du Directeur Général de la Police Nationale sont l’exemple même de l’incompétence et de la peur qui saisit les responsables du ministère de l’Intérieur en oubliant au passage que sur Paris et les départements de la Petite Couronne le chef des policiers est le Préfet de Police. Mais ce dernier se souvient peut être, du rassemblement des policiers parisiens, le 13 mars 1958 et de ce qui est arrivé : des milliers de policiers manifestant,  avec leurs voitures de police (déjà !), agressant physiquement les directeurs de la police parisienne  et soutenus entre autres par Charles Hernu (à gauche) et Jean Marie Le Pen (à droite) et se rendant ensuite devant l’Assemblée Nationale. Ce jour là la IV ème République n’en avait plus pour longtemps !

Que le Gouvernement prenne garde : quand la Police est dans la rue c’est qu’il a un sacré problème.