Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Jeudi 05 sep 2019

Message de Claudine Kauffmann, Sénatrice DLF du Var, aux adhérents du mouvement

Mesdames, Messieurs,

Les Universités de rentrée auxquelles nous avons participé en ces 31 août et 1er septembre marquent la rentrée politique de notre parti et portent donc notre regard sur l’avenir.

Je ne suis pas femme à me retourner vers le passé.

Cependant, si 2019 nous a apporté de grandes satisfactions, particulièrement au travers des actions et prises de position de Nicolas Dupont-Aignan, je concède que nos efforts sur le terrain n’ont pas toujours été récompensés ainsi que nous pouvions l’escompter.

Déçue, je le fus donc. Mais moins par rapport aux scores obtenus que par l’énergie dépensée auparavant par notre Président, lequel ne trouvait pas là la récompense de son investissement personnel.

Néanmoins, nul ne peut nier que c’est le contexte singulier du scrutin européen qui a incliné certains de nos électeurs à voter « utile » contre Emmanuel Macron.

Depuis longtemps, j’ai fait mienne la citation de Nietzche « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Et ce n’est pas une quelconque déconvenue électorale qui me fera renoncer à mes engagements.

Le monde politique n’est pas fait pour les timorés et les tièdes.

J’ai banni de mon vocabulaire le mot « résignation ».

Comment pourrai-je me résigner à voir mon pays livré à l’étranger, aux financiers et aux lobbys, tandis que des millions de mes compatriotes sont soumis aux affres de la pauvreté ?

Comment pourrai-je me résigner à voir la France submergée par une immigration illégale encouragée par nos propres dirigeants ?

Comment pourrai-je me résigner à voir chaque jour davantage mon pays se transformer en un cloaque communautariste parsemé de zones de non droit toujours plus nombreuses ?

En préambule à mon propos, je vous indiquais que je n’étais pas femme à me retourner vers le passé.

Pourtant, je le confesse, j’ai néanmoins la nostalgie de la France de mon enfance.

Celle où chacun pouvait vivre décemment grâce à un labeur justement rémunéré.

Où les plus modestes pouvaient s’élever à force de travail.

Où nous vivions en sécurité, laquelle était garantie par une justice sévère.

Où les enfants avaient de réelles perspectives d’avenir.

Celle qui était respectée et aimée par des étrangers reconnaissants accueillis sur notre sol.

Enfin, celle qui était grande, puissante, souveraine, indépendante et redoutée.

Que reste-t-il de cette France-là ? Rien ! Juste des souvenirs heureux dans ma mémoire.

Il me reste aussi les spectres des miens tombés les armes à la main pour défendre notre sol.

Ils hantent ma conscience. Ils ne parlent pas, mais, par une improbable télépathie, ils m’infligent deux récurrentes questions « Qu’avez-vous fait de la France ? Sommes-nous morts pour rien ? ».

Si je vous livre ici une part de moi-même, c’est parce que j’ai la conviction que nous ne devons jamais renoncer.

Ceux qui nous ont précédé ont versé de la sueur, du sang et des larmes pour construire et défendre notre pays. Ce pays dont l’histoire et la culture demeurent le flambeau éclairant toujours les nations civilisées.

Nous ne sommes pas dignes de nos glorieux aînés. Nous avons renoncé par lâcheté et facilité à défendre l’héritage qu’ils nous ont légué, confits que nous sommes tous dans notre confort quotidien, trop souvent indifférents au sort de nos compatriotes précarisés.

Cet individualisme, conjugué au consumérisme de notre société, a annihilé notre combativité et notre sens du devoir.

Devoir, ce mot dont nos aînés s’honoraient du respect est aujourd’hui exécré par ceux qui nous dirigent, dont les valeurs puisent leurs racines dans le mondialisme et l’immigrationnisme.

Ces responsables de la dissolution de notre nation préfèrent le terme de « droit ». Surtout droit pour les autres et non pas pour les Français…

Notre devoir est de relever la tête.

De ne plus subir le joug de valeurs qui ne sont pas les nôtres.

De ne plus accepter le diktat imposé par des institutions étrangères.

De ne plus renoncer à contrôler nos frontières.

De ne plus accepter sur notre sol ceux qui n’ont pas été invités à s’y rendre.

Mais surtout, notre devoir est de rendre aux Français les clés de leur avenir.

Nous avons besoin d’un président de la république patriote, à la probité inattaquable, et dont les valeurs et les engagements ne sont pas à géométrie variable.

Un homme susceptible de s’inscrire dans lignée de ceux qui ont auparavant extirpé notre pays de situations catastrophiques, tels Georges Clemenceau en 1917 et Charles de Gaulle en 1940.

Car n’en doutons pas, si le contexte de ces années-là est différent, en 2019 nous ne sommes pas davantage maîtres de notre destin tandis que l’Afrique tout entière monte à l’assaut de nos frontières.

Femme de droite au patriotisme indéfectible, je n’en connais pas moins les œuvres de référence de ceux qui nous vouent aux gémonies.

J’ai donc toujours à l’esprit cette citation de Mao Zedong « Ceux qui refusent de porter leurs armes sont mûrs pour porter celles des autres ».

En d’autres termes, si nous renonçons à nous défendre nous sombrerons bientôt sous le joug de nos ennemis, lesquels nous imposeront alors leurs mœurs, leur culture et leur religion.

Pour moi c’est définitivement, non !

Que l’on ne se méprenne pas, je n’appelle pas aujourd’hui à la lutte armée.

J’appelle chacun à œuvrer dans la légalité du combat politique et à soutenir Debout la France lors des prochaines échéances électorales.

La route sera longue et difficile. Les épreuves seront nombreuses. Le travail à accomplir sur le terrain colossal.

Il y aura des jours de liesse et, parfois, des soirs difficiles.

Mais nous serons portés par l’amour que nous avons tous pour notre pays, responsables que noussommes aussi de l’avenir de nos enfants.

Et, surtout, nous serons guidés par le seul qui soit en capacité de renverser la « Macronie » en 2022 : Nicolas Dupont-Aignan !

Claudine Kauffmann
Sénatrice Debout La France du Var