Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Samedi 23 fév 2019

Emmanuel Macron au Salon de l’Agriculture : quand le bourreau impose sa propagande aux victimes

Emmanuel Macron a prononcé l’un de ses discours les plus mensongers et scandaleux de son quinquennat à l’ouverture du Salon de l’Agriculture.

Véritable tête de liste d’En Marche aux élections européennes, E. Macron a martelé la propagande d’une Union Européenne qui détruit avec sa complicité l’agriculture française en prétendant la protéger.

Passons sur le discours lui-même, enfilage de perles et de lieux communs sans aucune proposition concrète. Seuls les actes d’Emmanuel Macron comptent, et ils sont contraires à toutes ses paroles.

Les Etats Généraux de l’Alimentation ont été une énorme déception pour tous les agriculteurs et les consommateurs qui pensaient que des prix équitables  seraient enfin imposés à la Grande Distribution et à l’industrie agro-alimentaire. Hélas, l’énorme augmentation des prix constatée sur l’alimentation (+8,5% sur les produits frais et 2,7% en général selon l’INSEE) ne bénéficie pas aux agriculteurs. 

Les mauvaises pratiques de la grande distribution et des multinationales perdurent au détriment des consommateurs et des agriculteurs. A ce titre, la proposition faite par la présidente de la FNSEA de filmer toutes les négociations de la grande distribution nous paraît tout à fait opportune !

Tant que des prix équitables et des règles commerciales justes ne seront pas imposés à la Grande distribution et à l’industrie agroalimentaire, tous les discours d’Emmanuel Macron  seront vains.

E. Macron a ensuite parlé des menaces de l’extérieur sur l’Europe agricole… Comment peut-il oser tenir de tels propos alors qu’il a lui-même trahi sa promesse de campagne de ne pas appliquer le Traité de Libre-échange avec le Canada qui expose notre production de qualité au pire du productivisme nord-américain ? Pourquoi soutient il les négociations avec le Mercosur ? Ce double discours n’est pas digne de la Présidence de la République.

Debout la France propose au contraire de rompre ces traités de libre-échange sauvage et de sortir l’agriculture des règles de l’OMC, de sanctuariser l’alimentation pour que nous puissions assurer la qualité de notre alimentation, l’identité de nos terroirs et les revenus de nos agriculteurs.

Debout la France propose de valoriser concrètement les circuits courts, en imposant aux marchés publics, notamment la restauration scolaire, de se fournir au minimum à 50% chez les producteurs de proximité, à 75% français et à 100% européen

Pour favoriser la transition écologique de notre agriculture, reconnue pour la 3èmefois par The Economist comme la plus durable du monde, il faut interdire purement et simplement les importations de produits qui ne respectent pas nos normes ou qui ne peuvent garantir une traçabilité exemplaire.

Le Président de la République a évoqué à juste titre le cas de la dépendance européenne au soja sans rien proposer de concret. Debout la France propose depuis les Européennes de 2014 un vaste plan de substitution du soja importé grâce aux protéines végétales européennes comme le pois, le lupin, la féverole et le colza.

Voilà les axes qui permettront de rendre vraiment la PAC utile aux agriculteurs. Il est pertinent de construire un marché européen régional pour peu que l’intérêt des nations, des agriculteurs et des consommateurs prime sur le règne des lobbys et des multinationales.

85% des Français soutiennent l’agriculture française. Nos concitoyens savent la qualité du travail des agriculteurs et soutiendront massivement toute politique qui leur donne les revenus, les conditions de travail et la reconnaissance qu’ils méritent.

Nicolas Dupont-Aignan 
Député de l'Essonne 
Président de Debout La France