Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Dimanche 01 sep 2019

Discours de Nicolas Dupont-Aignan donné aux Universités de rentrée de Debout la France

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Au terme de ces universités d’été riches en débats sur la situation de notre « cher vieux pays » comme disait le général de Gaulle, sur la ligne politique de notre mouvement, sur son organisation aussi, il me revient de tirer les conclusions de nos travaux.

A ceux qui s’interrogeaient sur l’état de santé de Debout la France, votre présence nombreuse des quatre coins du pays comme les échanges intenses et passionnés de ces deux derniers jours ont démontré que les gaullistes sont des résistants toujours capables de rebondir même après une échéance électorale, il faut le reconnaître, éprouvante.

En vérité, nous sommes plus que jamais debout pour la raison très simple que notre engagement est sincère, cohérent, vrai.

Vous n’êtes pas là pour des postes, des flatteries ou des prébendes !

Vous êtes là, nous sommes là, rassemblés au service d’une « certaine idée de la France ».

Au service d’un patriotisme humaniste qui a toujours sauvé le pays dans les moments tragiques de son histoire.

Un patriotisme de bon sens, de rassemblement,

conforme à l’idéal français,

aux trois couleurs de notre drapeau,

à la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité.

Alors oui, plus que jamais, au moment où la téléréalité d’un Président qui communique bien mais qui agit peu ou mal tente de distraire l’opinion, nous avons l’impérieux devoir de proposer aux Français l’alternative politique qu’ils attendent en vain depuis si longtemps.

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Tout au long de l’été, j’ai pris beaucoup de recul. J’ai pu parcourir le pays dans tous les sens et j’ai beaucoup échangé avec nos concitoyens. J’ai aussi été à l’étranger et j’y ai réalisé à quel point notre pays était aux yeux du monde un trésor.

Un trésor malheureusement dilapidé par des dirigeants inconscients ou cyniques.

J’ai perçu de nos compatriotes à la fois une grande lucidité sur l’état de la France. Et malheureusement aussi une triste résignation qui s’exprime d’ailleurs, vous le savez bien, par une profonde défiance à l’égard du monde politique et une abstention massive.

Comme si les Français assistaient désabusés et impuissants au lent naufrage du bateau France, chacun essayant à la mesure de ses moyens d’embarquer dans la chaloupe qui les préservera de la noyade.

Et ce n’est pas le chef d’orchestre présidentiel qui redouble d’agitation sur le pont pour leur faire croire que le navire se porte bien, qui les impressionne et les rassure croyez-moi.

L’urgence n’est donc pas comme on l’a peut-être trop fait par le passé de décrire les maux du pays (nos concitoyens les vivent au quotidien).

L’important est davantage, comme on n’a pas su le faire assez, de convaincre les Français qu’il n’y a aucune fatalité, que nous pouvons remettre à flot le navire et que nous sommes un grand peuple capable encore d’étonner le monde (comme Franky Zapata l’homme volant le 14 juillet dernier).

Aussi, en cette rentrée, je veux dire aux Français trois choses simples :

- Vous avez raison tout d’abord de ne pas croire aux balivernes d’Emmanuel Macron qui ne traite pas les causes profondes du mal français.
- Vous avez tort de vous résigner. N’ayez pas peur de choisir une autre politique qui n’a jamais été essayée depuis 30 ans et qui pourrait sauver le pays.
- Vous pouvez compter sur les femmes et les hommes de Debout la France : leur droiture, leur compétence, leur énergie, leur humanité, pour unir les patriotes et en finir avec le Macronisme dès 2022.

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Comme je vous l’ai indiqué, je ne passerai pas ce matin trop de temps sur le bilan présidentiel car la plupart de nos compatriotes ont bien compris la superficialité de la campagne électorale permanente du Président.

Emmanuel Macron se met en scène dans une sorte de série à la Netflix censée vous tenir en haleine semaine après semaine pour vous faire croire qu’il agit au service du pays alors qu’en vérité sa gesticulation dissimule la dureté de sa politique au service de l’oligarchie qui l’a fait élire.

2 ans après son élection, on a le recul suffisant pour constater que les causes profondes de l’affaissement du pays ne sont pas traitées.

Le décalage entre le spectacle médiatique et le dégoût de nos concitoyens s’accroît de jour ne jour. Notre démocratie comme l’ont très bien expliquée les invités de notre table ronde de ce matin tourne à vide.

Bien sûr il serait excessif que rien n’a été fait depuis 2017 mais notre pays est entraîné vers le déclassement par trois cercles vicieux qui n’ont pas été rompus.

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Le premier, celui de l’immigration massive, du communautarisme et de l’explosion des dépenses publiques.

Les faits sont là. Alors que la crise migratoire s’est stabilisée dans le reste de l’Europe, elle s’aggrave en France !

Jamais l’immigration n’a été aussi forte, chaque nouvelle année marque un nouveau record.

En 2018, les demandes d’asile ont explosé de 22%. Entre janvier et mai 2019, elles ont encore augmenté de 7% par rapport à l’année dernière.

En élargissant la réunification familiale des réfugiés mineurs non seulement aux parents mais aux frères et sœurs, Emmanuel Macron a envoyé au nom des bons sentiments un signal tragique qui se retourne contre ceux qu’il prétend aider. Cet appel d’air terrible incite des familles à envoyer leurs enfants mineurs prendre tous les risques en Méditerranée. Seule la fermeté peut protéger les vies des migrants, comme l’ont prouvé l’Australie ou l’Italie.

Nous sommes sans doute le seul pays au monde qui subventionne par des dépenses sociales à ce point l’appel d’air migratoire.

Aux Etats-Unis, en Allemagne ou ailleurs, les demandeurs d’asile ou les migrants clandestins ne vivent pas comme chez nous du fruit du travail de leurs hôtes.

Une immigration de peuplement est en train de casser toute notre cohésion sociale. La situation de l’hôpital public en est le symbole.

Ajoutons à cela le laxisme des autorités à l’égard d’un communautarisme islamiste débridé financé par des puissances étrangères.

Un pays qui :

- laisse occuper son Panthéon par des centaines de clandestins,
- tolère que des femmes en burkini entrent de force dans une piscine,
- accepte que des juges militants condamnent l’Etat à payer 500 euros d’indemnité à Salah Abdeslam, instigateur des attentats du Bataclan,
- laisse déboulonner la statue du général de Gaulle par des supporters de l’équipe de foot algérien,
- interdit aux supporters de l’équipe d’Israël de circuler dans certains quartiers de Strasbourg faute de pouvoir assurer leur sécurité,
- laisse se répandre le trafic de drogue aux portes de nos collèges et nos lycées dans l’indifférence la plus totale,

n’est plus un Etat de droit.

Emmanuel Macron ferme les yeux et pire caresse dans le sens du poil celles et ceux qui subrepticement, progressivement, volontairement, « colonisent » la France.

Pire, il abandonne les résistants, ces intellectuels de culture musulmane, croyants ou non, pratiquants ou non, qui ont le courage de prendre la parole pour combattre l’islamisme en France.

Veut-on une France dans laquelle nos compatriotes musulmans sont représentés par Zohra Bitan, Zineb Al Zarahoui, Majid Ouchaka, Mehdi Aifa ou par le rappeur Medine, les islamistes de l’ex-UOFI renommé Musulmans de France ou Tarik Ramadan ?

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Dans le domaine économique et social, Emmanuel Macron n’a pas d’avantage pris à bras le corps les problèmes malgré des réformes symboliques qu’il a su habilement mettre en scène.

Le ruissellement annoncé suite à la suppression de l’ISF n’a pas eu lieu pour la raison simple qu’il n’a pas conditionné les milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches à des contreparties concrètes comme la relocalisation des activités.

La réforme que nous proposons avec Debout la France est pourtant simple et de bon sens ! Nous voulons que seuls les investissements faits sur le sol français, en priorité dans nos PME et pour l’innovation, soient défiscalisés ! Ainsi, les entrepreneurs de bonne foi et patriotes sont récompensés, les spéculateurs sont pénalisés.

La réforme du code du travail n’a pas créé un choc d’emploi, faute là aussi d’exiger des compensations sous forme de réduction des CDD.

Les PME et les créateurs de richesse sur le sol français à la différence de la finance et des grands groupes n’ont pas vu leurs charges diminuer à hauteur de leurs espérances. Oui, c’est la réalité.  

Le cercle vicieux qui détruit notre compétitivité et appauvrit les Français est toujours là : excès de dépenses publiques, excès de charges, accords de libre-échange inégaux, délocalisation des emplois, pertes de recettes fiscales et sociales, déficits à combler par l’augmentation des impôts ou la baisse des retraites.

La gesticulation du Président sur l’Amazonie au G7 visait à faire oublier le tragique vote du CETA en juillet et la signature par la Commission de Bruxelles du Mercosur. Déjà lors de la présidentielle Emmanuel Macron avait promis de réexaminer le CETA alors qu’il savait pertinemment qu’il ne s’opposerait pas aux décisions de Bruxelles et à l’Allemagne sur ce dossier. Il en est exactement de même avec le Mercosur car s’il était sincère sur son opposition, il déciderait tout de suite de bloquer l’accord au niveau européen. Ce qu’il n’a pas fait, le conditionnant à un changement du Brésil aussi flou que pratique pour à la fin, comme pour le CETA, nous faire avaler l’inacceptable.

Quand comprendra-t-on que l’appauvrissement des Français est d’abord et avant tout la conséquence de la fuite à l’étranger de millions d’emplois ?

Emmanuel Macron comme tous les gouvernements précédents d’ailleurs fait croire qu’il suffirait de se serrer la ceinture pour redresser l’économie. Il s’agit d’une escroquerie intellectuelle morale et politique.

L’exemple des retraites est flagrant. La dernière réforme suite d’une longue série est déjà d’une dureté sociale inouïe puisqu’il faudra, selon la loi Touraine de 2014, 43 ans de cotisations d’ici 2035 pour obtenir une retraite à taux plein.

Bien sûr, les Françaises et les Français veulent que le système des retraites soient enfin égalitaires pour tous, que chaque euro cotisé donne droit aux mêmes droits, sans avantage ni injustice. Mais assurer l’égalité peut se faire sans pénaliser, une fois encore, tous ceux qui travaillent durement.

Et le Président nous dit maintenant qu’il faudrait travailler davantage.

Sait-t-il qu’aujourd’hui le premier CDI est obtenu après 30 ans et qu’il est extrêmement difficile d’être recruté après 55 ans ? Qui pourra travailler jusqu’à 64, 65, 68 ans ? Dans quelles conditions et où ?

Voilà pourquoi la réforme prévue ne fera que transformer des retraités en chômeurs en fin de droit. Les économies des régimes de retraite seront dépensées par les départements en dizaines de milliers de RSA supplémentaires.

Compte tenu de notre bonne démographie, la clé de l’équilibre des retraites repose donc sur la réduction du chômage qui reste considérable dans notre pays (5,8 millions de chômeurs) et donc la relocalisation des activités. Notre système de retraite par répartition est tout à fait viable si nous relocalisons un million d’emplois.

Par ailleurs le gouvernement n’engage toujours pas la grande réforme de la dépendance, pourtant urgente. Trop de Françaises et de Français ne peuvent pas se payer une place dans un Ehpad digne d’une vie de travail et d’effort ?

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Enfin, Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont pas pris à bras-le-corps la révolution scientifique et écologique du XXIe siècle.

La France reste embourbée dans un troisième cercle vicieux plus pernicieux encore. Au moment où plus que jamais la hiérarchie des nations dépend de l’acquisition des savoirs et de la montée en compétence de la plus large majorité possible des habitants d’un pays, notre France dégringole de tous les classements éducatifs internationaux.

Malgré l’engagement du Ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, la culture pédagogiste post-soixante-huitarde, continue de détruire la méritocratie républicaine.

Le nivellement général par le bas, la suppression des concours comme critère de sélection au profit du copinage institutionnel comme à Sciences Po, loin de rendre service aux plus défavorisés les enferment dans la médiocrité et le conformisme d’une pensée unique totalitaire. Pendant ce temps les écoliers chinois, japonais ou coréens, en uniformes apprennent l’effort, l’exigence, l’esprit de conquête.

Comment accepter par ailleurs que nos meilleurs étudiants s’expatrient massivement à l’étranger privant la France des atouts pour demain.

Emmanuel Macon parle sans cesse de « start-up nation » mais laisse brader nos plus beaux actifs industriels et scientifiques comme en témoigne cet été l’annonce absolument scandaleuse de plus de 1000 licenciements chez General Electric qui souvenez-vous s’est emparée avec sa complicité active d’Alstom.

De même, l’écologie est à la mode et c’est bien normal tant la planète est réellement en danger. Mais relèvera-t-on le défi en confortant des peurs irrationnelles et des comportements moutonniers d’ignorance qui servent des intérêts financiers à court terme. L’exemple des éoliennes qui défigurent la France et ne règlent pas le problème énergétique est tout à fait symbolique de cette politique à courte vue.

Je viens d’apprendre que le gouvernement a décidé d’abandonner le grand projet de recherche sur le réacteur Astrid, qui devait ouvrir la voie à une 4ème génération de réacteur nucléaire capable de recycler une part essentielle des déchets nucléaires que nous avons accumulés et de produire une énergie propre et abondante pour relever la transition climatique.

De même on culpabilise nos concitoyens d’utiliser leur voiture les assignant financièrement à résidence mais on laisse les cargos polluer la planète. 50% des gaz à effet de serre sont liés selon le haut conseil pour le climat aux importations. Le modèle libre échangiste adulé par la majorité est bien la cause du dérèglement climatique. J’y reviendrai.

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Vous le voyez, les grands défis du pays ne sont pas relevés. Notre pays voit ses emplois et ses talents partir tout en accueillant des populations qui ne s’assimilent plus. La révolution scientifique du XXIe siècle est laissée à des multinationales américaines ou chinoises et les grandes institutions qui faisaient l’honneur de notre République : le lycée, l’hôpital public sont à l’abandon.

Dans la pratique, les Français ont bien compris que les classes moyennes, les territoires qui font la diversité et la force de notre pays étaient abandonnés au profit soit des plus riches qui concentrent tous les avantages dans quelques métropoles mondialisées, soit d’un sous-prolétariat docile importé de l’étranger.

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En vérité Emmanuel Macron n’est qu’un illusionniste.

Mais rassurez-vous, ses talents de communiquant et d’acteur, l’intensité de sa propagande, la force de ses relais médiatiques aux mains des oligarques ne produiront leurs effets qu’un temps.

La réalité des faits, des vies, des souffrances, des injustices vécus par nos concitoyens balaiera un jour les artifices de com comme la marée engloutit les châteaux de sable.

La crise surprise des gilets jaunes a d’ailleurs révélé la colère des Français. Elle a aussi montré que faute d’une alternative politique sérieuse et incarnée, les protestations même légitimes peuvent être dénaturées par des extrémistes et des casseurs pour finalement se retourner contre les gens sincères.

A juste raison d’ailleurs nos compatriotes ne veulent pas lâcher la proie pour l’ombre. Ils aspirent à une alternance solide, honnête, prometteuse.

Voilà pourquoi notre devoir est de prendre de la hauteur.

Notre devoir est de dire très précisément aux Français ce que nous ferions si nous étions à la place d’Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs ce que j’avais voulu faire en 2017 avec la publication d’un petit ouvrage prospectif sur mes 100 premiers jours à l’Elysée.

Notre crédibilité viendra de la précision et du sérieux de notre projet. Même si cela n’intéresse pas certains médias soucieux d’alimenter les polémiques propices à l’audimat, comptons sur les réseaux sociaux pour diffuser notre projet de salut public.

Oui, je veux dire aux Français qu’il est tout à fait possible d’agir autrement avec pour seul objectif l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être des Français.

Oui, nous pouvons bâtir une nouvelle société adaptée au temps présent, porteuse d’espoir, de liberté et de justice.

Oui, il est tout à fait possible de rompre avec les trois cercles vicieux qui entraînent le pays vers l’abîme pour réconcilier les Français et partager une nouvelle douceur de vivre, slogan de la ville qui nous accueille et que j’ai eu l’honneur de diriger 22 ans.

Cela passe pour moi par trois priorités urgentes et une vingtaine d’actions immédiates.

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Il faut oser tout d’abord dire stop à la « submersion migratoire et communautariste » du pays. Il faut reconstruire un Etat régalien enfin capable de se faire respecter.

Je sais d’ailleurs que les étrangers et notamment les femmes installés régulièrement en France, respectueux des lois de la République, attendent des mesures énergiques et fortes (anecdote du chef de village).

Il est temps mes amis de prendre quelques mesures simples que nous avions d’ailleurs avec Jean-Louis Masson proposées dans un Référendum d’Initiative Partagée qui aurait pu aboutir si les parlementaires Républicains s’étaient joints à nous.

- Le contrôle des frontières nationales ;
- Une immigration choisie par quota de profession et de pays ;
- La suppression des aides sociales tant qu’un nouvel arrivant n’a pas travaillé 5 ans en France pour financer le système social ;
- L’expulsion de tous les délinquants étrangers au terme de leur peine de prison ;
- L’interdiction du financement des cultes par l’étranger et libération des femmes par le bannissement du port du voile à l’hôpital, à l’université et dans l’entreprise ;
- La construction des places de prison nécessaires et la réforme du droit pénal pour reconquérir les zones de non droit.

Ces réformes seraient approuvées par référendum et s’accompagneront d’un plan Marshall européen en faveur de l’Afrique pour réussir la transition démographique, partager la richesse et investir pour l’avenir.

L’enjeu est immense.

Réconcilier les Français d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur religion, autour des valeurs d’une République laïque émancipatrice.

Digérer les flux successifs d’immigration pour rassembler les Français autour des mêmes valeurs de tolérance.

Dans la France que j’aime, les jeunes filles ne doivent plus avoir peur de prendre le métro en jupe. Les couples homosexuels ne plus craindre de se tenir par la main sans se voir tabasser. Les femmes qui veulent quitter un mari violent ne plus risquer la mort dans l’indifférence de notre Justice.

Depuis toujours, Debout la France est à la pointe du combat pour la liberté des femmes. Nous devons davantage faire connaître nos propositions pour une moitié de l’humanité menacée par la pire régression qui soit.

A cet égard, le ralliement de Marie-Jo Zimmermann a été une belle nouvelle pour nous tous, en tant qu’ancienne parlementaire présidente de la délégation des droits des femmes.

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Notre deuxième priorité doit être de convaincre les Français qu’un autre modèle économique et social est possible.

Pourquoi tant de pays dans le monde réussissent-ils à élever le niveau de vie de leurs habitants alors qu’en Europe nous subissons le déclassement continu des classes moyennes ?

Tout simplement car ces pays mènent une politique économique patriotique. Ils défendent leur intérêt national et investissent dans l’avenir.

A Debout la France nous sommes les seuls à porter un projet économique et social permettant à la fois de doper les créateurs de richesse notamment les PME et de récompenser les travailleurs et les retraités.

Pour garantir l’Etat providence, il faut relocaliser 1 million d’emplois. Notre plan « Made in France » n’est pas connu des Français. A vous de le diffuser.

Il permettrait une relance économique localisée.

Il passe par des mesures simples lisibles qui ont réussi ailleurs :

- La baisse des impôts des entreprises si elles investissent sur le sol français. Trump l’a fait ;
- La renégociation des traités de libre-échange déloyaux ;
- La défense de la souveraineté agricole et numérique au même titre que ce qui a été fait pour la culture et le cinéma ;
- Des investissements stratégiques dans la recherche et les énergies nouvelles grâce à une politique monétaire accommodante aujourd’hui réservée aux banques pour alimenter la spéculation financière ;
- Une vraie hausse des salaires nets grâce à une baisse des charges et en contrepartie de la participation des salariés aux décisions dans les entreprises ;
- Une défiscalisation dans 200 villes moyennes pour attirer les entreprises et revitaliser les territoires abandonnés ;
- De très fortes économies de dépenses publiques comme nous en avions proposées au moment de la crise de gilets jaunes pour financer notre programme et réduire le déficit ;
- Le travail universel plutôt que le revenu universel. A chaque aide sociale devra correspondre un don de temps à la collectivité.
- Une lutte efficace contre la fraude fiscale. A ce titre, je me félicite que Gérald Darmanin ait enfin reconnu la pertinence de nos propositions contre la fraude à la TVA. Reste à mettre en place les mesures pour récupérer les milliards qui sont volés aux contribuables français !

Entre d’un côté le laxisme dépensier de ceux qui prétendent raser gratis et de l’autre l’appel à la rigueur sélective au profit des plus riches, il y a une voie pour une relance économique fondée sur le travail, l’innovation, la conquête des marchés avec des produits de qualité.

Ce juste équilibre est notre ADN.

En bloquant l’immigration, en rétablissant l’ordre, en relançant la création de richesse et en sachant la partager, nous pourrons remettre le pays sur les rails.

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Mais cela ne suffit pas. Nous devons projeter la France dans le XXIe siècle.

Les Français en ont le talent.

Notre camp politique a trop regardé l’avenir par le rétroviseur.

La société a changé, notre monde a changé.

Le général de Gaulle épousait l’avenir.

A nous d’inventer la société de demain.

Cessons de tomber dans les pièges tendus par le pouvoir.

Sur les débats de société mis en scène par Emmanuel Macron pour détourner l’attention, laissons chaque conscience exprimer sa position, faisons preuve de bon sens et proposons des solutions.

Il faut entendre les critiques que les Françaises et les Français nous adressent parfois. Alors que la France est depuis toujours, une civilisation d’égalité et de bienveillance, certains sont tombés dans le piège des mondialistes.

Par une manœuvre machiavélique pour apparaitre moderne et humaniste, la gauche de l’argent a utilisé le souhait de nos compatriotes d’accorder les mêmes droits civiques et le bonheur familial à tous.

Par cette même manœuvre, François Hollande puis Emmanuel Macron nous ont fait jouer un rôle parfois caricatural, qui ne correspond pas au message que nous portions.

L’intérêt supérieur des enfants, à savoir que chacun a le droit de connaître sa mère et son père, doit rester le pilier de notre civilisation. Ce droit fondamental des enfants n’est nullement en contradiction avec l’aspiration au bonheur des couples homosexuels.

Ainsi dans le débat sur la PMA, je proposerai tout d’abord une réforme de l’adoption pour permettre aux couples hétérosexuels comme homosexuels de pouvoir offrir des foyers d’amour à des enfants malheureux.

De surcroît, je défendrai de toutes mes forces la fin de l’anonymat des donneurs car les enfants ont besoin de connaître d’où ils viennent et qui est leur père.

Enfin, je combattrai la GPA car j’estime qu’on n’a pas le droit de monnayer le ventre d’une femme et d’arracher un enfant à sa mère qui l’a porté neuf mois durant.

A ce titre, si Emmanuel Macron est sincère dans sa volonté d’aboutir à une loi bioéthique qui rassemble au lieu de diviser, il doit prendre un engagement clair. Alors qu’une révision constitutionnelle s’annonce, nous pouvons introduire dans la Constitution l’interdiction définitive de la marchandisation du corps et le droit inalliable à connaître ses origines.

Grâce à ces garanties constitutionnelles, nous pourrions accorder des droits nouveaux aux familles homoparentales que les Français soutiennent tout en protégeant notre civilisation des dérives de l’argent qui veut acheter la vie.

Nous devrons par ailleurs saisir les opportunités fantastiques de la médecine prédictive tout en la moralisant afin d’éviter que l’argent décide de la santé des êtres.

On n’arrêtera pas la science mais on doit l’encadrer pour préserver l’humanisme à la française et éviter un eugénisme de science-fiction.

Le pays de Descartes, de Pierre et Marie Curie, des grands scientifiques doit renouer avec l’excellence.

A cet égard, je souhaite que Debout la France s’attaque au grand chantier de l’écologie que les amoureux de la France ont délaissé depuis trop longtemps.

Nous devons porter un projet d’écologie humaine révolutionnaire rompant avec le sectarisme des Verts ou les belles paroles d’Emmanuel Macron.

Depuis 20 ans, alors que notre pensée et nos propositions permettent toutes, sans exception, de bâtir une économie et une société respectueuse de l’environnement et de la santé humaine, nous n’avons pas été capables de montrer à nos compatriotes que la Nation était le meilleur outil pour réussir la transition écologique.

Le gouvernement parle sans cesse « d’urgence écologique et climatique » mais je constate qu’aucune mesure urgente n’est prise par Emmanuel Macron en dehors des taxes diverses qui ne cherchent qu’à remplir les caisses de l’Etat sur le dos des Français sans rien changer aux problèmes écologiques.

Le bilan établit par le Haut Conseil pour le Climat est clair : le gouvernement parle mais ne prend pas les mesures nécessaires. Ainsi, le « budget carbone 2015-2018 », n'a pas été respecté. La baisse annuelle des émissions de 1,1% sur cette période est "près de deux fois moindre que l'objectif fixé. Ce rythme devra tripler d'ici 2025 pour respecter les engagements de neutralité carbone que la France veut inscrire dans la loi".

Le projet de Debout la France ne consiste pas à poser des rustines vertes sur un modèle mondialiste et inhumain mais à mettre en place un cadre vertueux qui mettre l’Homme et son environnement au cœur de ses préoccupations.

Notre patriotisme économique favorise systématiquement la production locale, la traçabilité, la qualité, la durabilité.

Mieux encore, répondre au défi écologique par le patriotisme économique est la meilleure façon de résoudre également la crise économique et sociale que connait la France, mais aussi la plupart des économies développées depuis 20 ans.

Aucune croissance durable et sociale ne peut venir d’un modèle mondialiste qui exploite la misère humaine et saccage l’environnement. Chaque région du monde doit se développer de manière autonome et indépendante, tout en commerçant naturellement pour les biens que nous ne pouvons pas produire nous-mêmes ou certaines ressources rares.

Autrement dit, la production locale doit devenir la règle, et le commerce international avec ses transports interminables et polluants, l’exception.

Notre programme écologique est porteur de justice sociale.

Depuis 20 ans, on taxe les Français sur leur facture électrique pour imposer des éoliennes et des panneaux solaires. Un coût total de plus de 100 milliards d’euros selon la Cours des Compte sans AUCUN EFFET sur les émissions de gaz à effet de serre. L’échec est le même en Allemagne, avec un coût de plus de 500 milliards d’euros !

La raison est fort simple. Comme nous l’avons dit depuis le début, on ne peut pas remplacer l’énergie nucléaire qui produit de l’électricité massivement tout le temps et à la demande, par des éoliennes et des panneaux photovoltaïques qui dépendent selon la météo. L’énergie nucléaire étant déjà décarbonée, tout comme nos barrages électriques, cette politique soit disant écologique n’a aucun sens !

Au contraire, l’argent gâché n’a pas été investi dans les vraies priorités : l’isolation des logements et les véhicules propres ! Debout la France veut investir massivement dans ces deux solutions qui sont non seulement écologiques mais qui permettront aux familles de baisser leur facture de chauffage et le prix de leur plein de carburant !

Je veux dire aux Français et aux Françaises que si l’on fait confiance à la science et au bon sens plutôt qu’aux lobbies, la transition écologique ne sera pas une épreuve douloureuse mais une chance historique pour créer des emplois et du pouvoir d’achat !

La crise écologique sera résolue par des avancées scientifiques maîtrisées.

Plutôt que de subventionner des éoliennes qui défigurent la France, inventons les centrales au thorium sûres et sans déchet.

Plutôt que de multiplier les compteurs Linky dangereux et coûteux ou des antennes de téléphone mobile ne respectant pas le principe de précaution, achevons la desserte en fibre optique de tous les villages de France.

Plutôt que d’importer du soja qui participe à la déforestation de l’Amazonie, valorisons une agriculture bio française et européenne qui produise ses propres protéines traditionnelles : le pois, la luzerne, etc.

Plutôt que de tolérer des produits alimentaires dangereux pour la santé pour obéir aux lobbies, utilisons une fiscalité incitative à des consommations propres et circulaires.

Il est inadmissible que l’alimentation soit devenue une nouvelle discrimination sociale, les familles modestes n’ayant plus les moyens d’acheter des aliments de qualité à prix raisonnable. Nos agriculteurs sont capables de nourrir sainement tous les Français si on empêche la grande distribution et l’industrie agroalimentaire de les spolier !

Pour sauver la biodiversité et notamment les abeilles menacées de disparition, pour garantir notre santé il y a urgence à retirer aux technocrates irresponsables de Bruxelles les grandes décisions pour les placer dans les mains d’élus responsables devant les peuples. Il faut aussi renforcer les sanctions financières et pénales pour ne pas attendre 30 ans et l’impunité face à des criminels en col blanc comme ceux de l’amiante ou du Mediator !

Vous le voyez, mes chers compagnons, je reste plein d’espoir pour notre nation.

Cessons de nous lamenter.

Proposons à nos compatriotes une renaissance française.

Expliquons-leur que la 6ème puissance mondiale a le devoir de décider par elle-même, pour elle-même de son avenir.

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Mais j’entends d’ici vos doutes, vos interrogations, vos inquiétudes.

Vous m’en avez fait part ce week-end.

- Comment se faire entendre des Français lorsqu’on est si souvent caricaturé, sali par des amuseurs publics payés si cher par le grand capital ou notre redevance télé ?
- Comment faire passer un message sérieux parmi le tourbillon des polémiques vaines, des propos superficiels, des manipulations de l’opinion ?
- Comment exister face à des partis plus puissants que nous qui d’une certaine façon bloquent le jeu politique se faisant les complices objectifs d’Emmanuel Macron qui veut rééditer en 2022 le duel de 2017 ?

Oui, la tâche est difficile, qui peut le nier ?

Faut-il pour autant abandonner et laisser la France s’affaisser au point de disparaître comme nation libre et humaine ?

Dans un magnifique livre « de Gaulle de loin et de près » Jean d’Escrienne, dernier aide de camp, révèle ces mots suivants :

« Il y a un mot d’ordre à retenir, valable pour tous les hommes, dans tous les temps et toutes les circonstances de la vie : ne pas subir, c’est-à-dire ne pas avaler les dégoûts, et conserver les espérances. » (38)

« Non à toutes formes de facilité, non aux trahisons et aux lâchetés, non aux soumissions, non à tout ce qui nous diminue, nous rabaisse, non à tout ce qui peut contribuer à nous faire renier ce que nous sommes, à nous faire perdre notre âme. » (178)

Alors oui, je vous propose, compagnons de Debout la France de prendre un peu d’altitude, de garder le cap et de préparer méthodiquement l’avenir.

Le cap d’un projet de bon sens, cohérent, qui réponde à l’intérêt supérieur du pays.

C’est pourquoi avec Jean-Louis Masson, Claudine Kauffmann et les parlementaires qui le voudront nous traduirons en propositions de loi précises, complètes la vingtaine d’actions vitales et urgentes dont je vous ai parlées.

A ceux qui m’objecteront qu’il faut s’adapter au temps présent de superficialité et du zapping médiatique, je répondrai que les Républicains sont affaiblis de leur incohérence idéologique et que la candidate du RN a perdu faute d’un projet jugé suffisamment solide par les Français.

Pour autant, cela ne suffira pas et nous devons continuer à relever le rocher de Sisyphe de l’Union.

Je n’accepterai pas de recevoir des leçons d’unité de personnes qui n’ont pas levé le petit doigt face à Emmanuel Macron en 2017. Nous avons été la seule force politique à avoir le courage de faire barrage à Emmanuel Macron. Quelle tragédie que la seule réponse du Rassemblement National ait été d’appeler nos électeurs à nous abandonner la veille des Européennes !

Mais cela ne m’empêchera pas de maintenir le cap du rassemblement des Français au service de notre pays.

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L’Union mais pas n’importe laquelle.

L’Union n’a de sens que articulée autour d’un projet cohérent et de personnalités honnêtes.

L’Union ne peut être que celle des patriotes opposés à la dérive des mondialistes qui acceptent la dissolution des nations et des identités dans un magma dont le seul repère est l’argent roi.

Cette Union des patriotes doit bien sûr rassembler ceux de droite mais aurait tort de se limiter à eux. Et ce, pour trois raisons.

Vouloir unir une droite mondialiste et patriotique est impossible. L’échec des Républicains en est la preuve. Ce parti pour survivre devrait renouer avec l’esprit d’indépendance des gaullistes. J’ai essayé en mon temps sans succès.

Julien Aubert tente aujourd’hui de rééditer l’aventure. Je lui souhaite le succès. S’il réussit, nous travaillerons avec lui. S’il échoue, il serait logique qu’il nous rejoigne. Bon courage à lui car les dirigeants des Républicains encore tout récemment ont accepté que leurs députés européens votent pour un Président socialiste fédéraliste.

Voilà pourquoi de plus en plus d’anciens républicains gaullistes nous rejoignent. Ma main sera toujours tendue aux patriotes gaullistes qui ont compris qu’on devrait modifier les traités européens pour redresser la France.

La deuxième raison est qu’il y a des patriotes qui ne sont pas de droite. La situation du pays est suffisamment grave pour que les pompiers de différentes casernes éteignent l’incendie.

Enfin, troisième raison, beaucoup de Français ne se reconnaissent plus dans ce clivage droite/gauche.

L’enjeu est d’unir nos compatriotes qui aiment la France, ses valeurs, son exception, ses terroirs. Nos compatriotes qui veulent une Europe des démocraties et des projets concrets.

La mobilisation soudaine en juillet contre la ratification du CETA prouve s’il en était besoin que face à la destruction du pays par Emmanuel Macron, il est possible de rassembler toutes les énergies.

Mais cette Union des patriotes ne réussira que si elle est incarnée par des personnalités irréprochables.

Servir sans se servir, tel est notre mot d’ordre à Debout la France. Je vous invite à être impitoyable à l’égard de celles et ceux qui rompraient avec ce principe d’exemplarité. Car, ne l’oubliez jamais, le déclin de la France est indissociable de la puissance des intérêts qui influencent ceux qui nous gouvernent.

Un projet cohérent

Des personnalités honnêtes

L’Union de tous les patriotes

Mais cela ne suffira pas.

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Il nous faut réveiller les Français,

leur redonner la volonté de vouloir,

leur faire comprendre que l’abstention renforce ceux qu’ils veulent sanctionner.

Les élections municipales sont un moyen de retisser le lien. A la condition bien sûr de ne pas se tromper sur le sens de ce scrutin.

A scrutin local, enjeu local. Présentez-vous dans les villages de France pour servir les habitants mais surtout ne participez pas à des embrouilles politiciennes.

Appliquez au niveau local notre éthique nationale.

Participez à des listes uniquement si le projet est solide, les personnalités honnêtes et le rassemblement vraiment large.

Mais nous n’arriverons à ressusciter l’engagement civique que si nous arrivons à prouver par l’exemple que le vote peut servir le bien commun.

A cet égard, un cas pratique évident se présente à nous. Celui sur le référendum d’initiative partagée (ADP). Le pillage des autoroutes est suffisamment évident pour ne pas le reproduire avec ADP ;

L’Union des oppositions au Parlement contre ce scandale financier prévisible a permis pour la 1ère fois sous la V République d’actionner le mécanisme du référendum d’initiative partagée.

Alors saisissons cette chance. Malheureusement le gouvernement fait tout pour dissuader les Français de s’enregistrer sur Internet.

Debout la France doit donc se mobiliser. Je vous propose d’aller faire du porte à porte pour convaincre nos concitoyens de rendre possible ce référendum. Ce sera un premier geste de libération nationale. Car en définitive et vous l’avez compris, seul le peuple français peut se libérer de ses chaînes et retrouver le droit de disposer de lui-même.

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Ce combat a une portée universelle. Partout dans le monde, les oligarques s’unissent pour faire taire la démocratie. Nous ne les laisserons pas faire.

Au Royaume Uni, tous ceux qui manipulent les institutions pour empêcher l’application du referendum sur le Brexit combattent un Premier Ministre, Boris Johnson, qui ne fait que servir le peuple britannique.

En Italie, les partis ont peur des élections et veulent écarter le seul qui a tenté de changer les choses.

A Hong Kong, la jeunesse courageuse est bien seule pour se battre face à une tyrannie communiste qui peut compter sur le silence de toutes les puissances européennes, trop occupées à commercer avec Pékin à tout prix.

Les exemples sont nombreux hélas car la démocratie est attaquée de toute part.

Les oligarques ne sont démocrates que quand le peuple leur obéit.

L’enjeu du XXIe siècle est là : promouvoir sur tous les continents la souveraineté des peuples. De vraies démocraties.

Aussi, quand le combat est rude, quand nous doutons de notre capacité à sauver la France, n’oubliez jamais, chères amies, chers compagnons, cette devise du Général de Gaulle qui demeure au pied de la croix de Lorraine à Colombey-les-deux-Eglises.

« Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la Liberté du monde. »

Vive la République

Vive la France

Nicolas Dupont-Aignan

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