Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 12 jan 2022

"Objectif Désinfox" : le journalisme français s’inféode à GOOGLE...

Sun-Tzu écrivait il y a plus de 2500 ans : "L’art suprême de la guerre, c’est soumettre l’ennemi sans combattre". 

Est-ce le sort des "ennemis" pour les prochaines élections présidentielles et législatives ? 

L’AFP, source primordiale pour la presse et les médias, et Google France ont tout récemment annoncé un partenariat pour lutter contre ce qu’ils appellent la désinformation.

Celui-ci se basera sur des formations, des colloques, des échanges … pour amener les journalistes sur un chemin dit vertueux…  

La presse sera invitée et encline à ne manipuler que de l’information estampillée comme vraie et vérifiée. Mais quid des sources ? Qui détient la vérité sur les sujets complexes de notre société ? Quels économistes, scientifiques, médecins ? Qui ? 

La richesse du monde est dans la diversité, l’hypothèse, l’erreur, souvent l’apparition d’une idée ou d’une position mineure que le temps et l’histoire consacreront comme "juste" …     

Le monde européen, et sa commission en premier, empreints de culture-anglo-saxonne étant vérolés du lobbying de groupes de pressions, des grands groupes et entreprises, les informations de référence seront-elles correctes et impartiales ?    

Le scientisme a remplacé souvent la science car tout débat, toute équité a volé en éclat avec la crise informationnelle du Covid, le nucléaire, le climat, l’énergie et encore un sujet comme les migrations …   

Quels groupes de médecins, d’opinions, de scientifiques, de politiques seront portés et quels autres seront combattus frontalement sans même s’en cacher comme le montrent des statistiques sur l’information effectivement validée et poussée suivant le sujet ? 

Ou sera le débat face à une information mainstream préformatée, prémâchée, mondialisée, calibrée ? Quel sera le poids de l’exécutif et des patrons de presse dans le creuset des informations qui seront délivrées ? 

La démarche de GOOGLE se basant sur de l’IA et un big data qui demande des règles préétablies, qui sera maître de ses règles et critères de base ?  Quelles doctrines y seront hard-codées … une mixture woke, cancel culture, gender, démocrate, religieuse, sectaire, New Age  ?  

Pensons aussi à l’information récente concernant REUTERS et aux éventuels conflits d’intérêts entre cette agence et Pfizer par l’entremise de James Clifton SMITH  (au conseil d’administration du second et président de la Fondation Thomson Reuters). 

Si l’AFP rayonne comme premier réseau de fact-checking, cet organe et ses journalistes maintiendront-ils (encore) la pluralité par étique avec une aptitude à résister aux pressions de tous types ? Un rapprochement de ces deux entreprises est-il opportun ? Le contexte des élections présidentielles et législatives prochaines, raison de cet accord, est-il le bon ? Vu les enjeux de pluralité nécessaires pour que ces opérations démocratiques, ces élections doivent se dérouler pour le mieux et non pas comme un combat de chiffres et de faits dénaturant le caractère viscéral et communiquant entre des candidats et des votants ? Une élection n’est pas un jeu !    

DEBOUT LA FRANCE juge cette démarche inquiétante, hasardeuse et malvenue dans le contexte actuel ou la confiance vis-à-vis de l’information est devenue quasi nulle pour un grande majorité de nos concitoyens plongés dans des annonces "officielles"contradictoires et changeantes au gré des événements.   

La situation journalistique est déjà calamiteuse surtout à l’encontre de nos plus anciens seulement "informés" par les journaux télévisés des grandes chaînes de télévision historique, qui ressemblent plus à des magazines, ou les journaux papiers régionaux dans les mains de quelques magnats, tycoons dont on connait les penchants ...   

Le seul résultat risque d’être un fractionnement encore plus grand des camps qui s’affronteront dans ces élections, une cassure de la société avec des citoyens uniquement informés dans des "bulles informationnelles" de plus en plus distantes, un pays qui se rencontrera encore moins à l’occasion de ces élections. Le partitionnement de la société est en marche, c’est la clef pour contrôler le pouvoir et cette annonce est une avancée vers un monde encore plus aseptisé et monolithique. 

 

Lionel MAZURIÉ

Délégué National au Numérique