Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Vendredi 03 avr 2020

La France est belle !

Nous ne savons pas, à l'heure actuelle, combien de temps va durer le confinement, ni les bouleversements politiques qui vont en résulter. Mais il est certain que les conséquences économiques vont être énormes. L'ensemble de l'économie mondiale va être touché démontrant une fois encore la dangerosité de la mondialisation sauvage.

Pour la France, l'ensemble du maillage économique va être également déstabilisé et des efforts vont devoir être faits pour « redresser la barre » en modifiant, entre autres, notre façon de consommer et en privilégiant le « consommer français ». Il devra en être de même pour la partie « tourisme »

En effet, il faut savoir, par exemple, que la France a reçu en 2018, 89,4 millions de visiteurs étrangers avec une contribution directe du secteur du voyage et du tourisme au Produit Intérieur Brut estimée à plus de 85 milliards d'euros. Or, il est évident qu'un élan de patriotisme va se produire également dans les autres pays touchés par la pandémie et leurs ressortissants risquent fort de privilégier pour le tourisme, leur propre pays.

Nous allons donc vers une baisse très importante de nos recettes liées au tourisme. De plus, n'oublions pas que derrière les chiffres, on a des françaises et français qui travaillent dur et qui sont actuellement en grande difficulté dans des secteurs tels que :

- La restauration (restaurants, snacks, ventes à emporter, produits du terroir...),
- L'hébergement (hôtels, chambres d’hôtes, gîtes),
- Prestations de services en tout genre (visites, musées, locations de matériels etc...).

A cette liste non exhaustive n'oublions pas les recettes pour nos villes et villages comme la taxe de séjour, qui rentre pour une partie non négligeable dans les recettes des communes.

Il est donc évident que le « consommer Français » va devoir s'appliquer également au tourisme si l'on veut sauver ce secteur, fleuron de notre économie et par là même tous les emplois qui y sont liés. Alors, dès la fin de cette pandémie, voyageons français...  

Notre France est belle, ce sera l'occasion de la découvrir ou de la redécouvrir.

Michel Colas
Délégué national au tourisme