La majorité macroniste poursuit le détricotage méthodique du Compte Personnel de Formation, au détriment des Français qui travaillent, cotisent et cherchent à améliorer concrètement leur quotidien. La restriction du financement du permis de conduire par le CPF, inscrite dans la loi de finances 2026, en est une illustration préoccupante. Cela alimente une inquiétude légitime tant pour les futurs candidats que pour les professionnels des auto-écoles.
Depuis plusieurs jours, des annonces diffusées sur les réseaux sociaux évoquent une suppression du dispositif dès le 31 janvier 2026. Cette information est inexacte. Selon les éléments communiqués par le ministère du Travail à *Le Figaro*, la restriction entrera en vigueur le lendemain de la promulgation de la loi de finances pour 2026. Le budget doit encore être définitivement adopté à l’Assemblée nationale, puis transmis au Conseil constitutionnel. Si le calendrier institutionnel suit celui observé l’an dernier, la mesure devrait s’appliquer autour du 10 février 2026 (1).
Sur le fond, la décision reste lourde de conséquences. Jusqu’à présent, le permis de conduire représentait la première formation financée par le CPF, avec près de 23 % des dossiers selon la Dares. Désormais, ce financement sera réservé aux seuls demandeurs d’emploi ou aux salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur entreprise. Des millions de Français actifs se verront donc exclus du dispositif.
Le permis de conduire n’est pas un confort, encore moins un privilège. Il constitue un outil fondamental d’accès à l’emploi, à la formation et à l’autonomie. Dans de nombreux territoires, notamment ruraux et périurbains, l’absence de transports publics efficaces rend la voiture indispensable pour travailler. Restreindre l’accès au CPF pour financer le permis revient à pénaliser directement les jeunes, les travailleurs modestes et tous ceux qui cherchent à s’insérer ou se maintenir sur le marché du travail.
Cette réforme traduit une vision technocratique et budgétaire, déconnectée des réalités vécues par les Français. Plutôt que de cibler les abus de manière rigoureuse, le gouvernement choisit une solution brutale qui affaiblit un droit acquis. Les auto-écoles, déjà fragilisées, font face à un afflux massif de demandes dans l’urgence, tandis que la plateforme CPF a été saturée ces derniers jours, preuve de l’importance vitale du dispositif.
Debout la France dénonce cette nouvelle atteinte à la liberté de se former et à l’égalité des chances. Nous défendons un CPF au service des travailleurs, recentré sur l’emploi réel et les besoins concrets du pays. Le permis de conduire doit rester éligible au CPF, car il est un levier d’émancipation, de souveraineté individuelle et de justice sociale. Former et rendre mobiles les Français doit être une priorité nationale, non une variable d’ajustement budgétaire.
Voir toutes nos propositions sur page dédiée au programme présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan sur le site de Debout la France : https://www.debout-la-france.fr/notre-projet/







