En ce 18 juin, le meilleur hommage que l’on puisse rendre au Général de Gaulle est de libérer à nouveau la France !
Retrouvez mon message à tous les Français épris de liberté :
Il est des heures dans l’histoire des peuples où le danger ne vient pas exclusivement des armes, ni même des frontières. Il vient aussi, plus sourdement, plus lentement et plus profondément, de ce qui dissout les nations autant que de ce qui les fracture.
Depuis des années, la France voit monter autour d’elle des dangers en apparence contraires, et pourtant redoutables, car issus d’un même système : celui qui prône la négation et la disparition de ce qui est.
Le premier danger, soutenu par des forces politiques défaitistes, est celui de l’effacement, de la dilution. Il ne renverse pas les États, il les vide peu à peu de leur substance. Il remplace leur volonté par la procédure, leur légitime décision par la technocratie, la libre responsabilité par l’anonymat des mécanismes et la souveraineté des peuples par des ensembles toujours plus vastes où la voix des nations devient, hélas, plus lointaine, plus faible, presque inaudible.
Ainsi, sans bruit, les démocraties risquent de perdre ce qui faisait leur force première : la capacité d’un peuple à décider pour lui-même.
L’Europe fut peut-être une grande ambition. Elle fut voulue, dit-on, pour préserver la paix d’un continent meurtri par les guerres. Mais cette ambition mérite aujourd’hui d’être regardée avec gravité et interrogation.
Une vérité s’impose : une union de peuples ne peut durer si les peuples eux-mêmes cessent d’exister politiquement. Aucune construction, si vaste soit-elle, ne peut être solide lorsque les nations qui la portent sont dépossédées d’elles-mêmes. Et une nation qui ne décide plus pleinement de son destin finit toujours par douter de son avenir.
Au moment même où monte le risque de dilution, une autre menace progresse également.
Celle de la négation du réel.
Celle de la fragmentation.
Celle qui veut substituer à l’ordre démocratique, certes imparfait, une logique de révolution brutale et d’affrontement tribal permanent au sein d’une « nouvelle France » autant illusoire que mortifère, du bouleversement total, de la table rase et, finalement, de la guerre de tous contre tous.
Cette dernière tentation prétend libérer, mais l’Histoire enseigne, à l’image de ce qu’a pu montrer la période stalinienne, la Chine de la « révolution culturelle » ou le Cambodge des années soixante-dix, qu’à chaque fois que les structures communes s’effondrent brutalement, ce n’est pas la liberté qui triomphe, mais le chaos, la souffrance et la mort.
Et du désordre naissent des pouvoirs toujours plus durs, plus dictatoriaux, plus inhumains, plus implacables.
Les peuples qui laissent détruire leurs institutions et leur société par la logique de l’affrontement permanent, du déracinement et de la rupture totale, au nom d’une prétendue « émancipation » contraire à l’idée même de liberté, découvrent souvent trop tard qu’ils ont ouvert la voie à une autre servitude, plus terrible encore qu’imaginée.
Entre l’effacement et le chaos, la France pourrait perdre à la fois sa cohérence et sa stabilité.
Tandis que la guerre est revenue sur le continent européen, tandis que les équilibres du monde se font chaque jour plus incertains, la France ne peut être ni un territoire administratif livré aux abstractions, ni un champ d’expériences idéologiques abandonné aux passions destructrices, au risque de s’abîmer ou de se détruire elle-même.
Mais la France est davantage qu’une administration, davantage qu’un marché, davantage qu’une juxtaposition d’intérêts ou de communautés.
La France est une volonté historique.
Elle est une continuité.
Elle est la matrice d’un peuple libre qui entend demeurer maître de lui-même.
Alors, oui, une autre voie existe.
C’est celle du sursaut.
Le sursaut de l’autorité démocratique reposant sur la volonté du peuple, oui, le peuple, et non d’une fraction de celui-ci.
Le sursaut d’une nouvelle souveraineté nécessaire et assumée.
Le sursaut d’un État qui décide à nouveau pour le bien de tous et d’un peuple qui refuse de disparaître dans la confusion du monde.
Et c’est ici qu’un mot retrouve toute sa force : Résistance.
Résistance à l’oppression, douce ou brutale.
Résistance à ce qui dissout la nation.
Résistance à ce qui mine notre pacte social.
Résistance à ce qui défait les institutions.
Résistance à tout ce qui éloigne le peuple français de sa destinée propre.
Résistance de fidélité à ce que fut toujours la France.
Fidélité à cette vérité simple et immense : un peuple libre est un peuple qui ne se laisse abuser par personne et se gouverne lui-même.
Françaises, Français,
Rien n’est perdu dès lors qu’une nation refuse de renoncer à elle-même, c’est-à-dire dès lors que vous refusez de renoncer à vous-mêmes.
La France a traversé les siècles parce qu’elle n’a jamais accepté ni l’abaissement, ni la soumission à qui que ce soit, ni même la division.
Elle a connu les épreuves, les déchirements, les défaites parfois. Mais chaque fois qu’on la croyait vacillante, elle a trouvé en elle-même la force de se relever.
Le génie de la France est de ne jamais céder et de se tenir debout, car c’est toujours debout que l’on avance le mieux et que l’on voit le plus loin.
Françaises, Français, levez-vous et relevez la tête.
Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la France








