Quentin Deranque était un jeune qui a perdu sa vie lors d’un rassemblement pacifique pour protester contre l’invitation à l’Institut d’Études Politiques de Lyon de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, controversée pour ses positions sur le conflit Israélo-palestinien [1]. Sa faute ? vouloir protéger les jeunes femmes du collectif Nemesis contre les violences de l’ultragauche. Tombé dans un guet-apens, il a été lynché et achevé à coup de pieds dans la tête. Des membres de la Jeune Garde, dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault [2], triple fiché S et pourtant député LFI, et d’autres groupuscules « antifa » ont été identifiés : on attend les suites judiciaires.
La galaxie « antifa » agit avec encore plus de violence que les milices fascistes de l’époque Mussolinienne, mais sous couvert d’appartenir au « camp du bien » autoproclamé, ses crimes restent souvent impunis. « Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle antifascisme », disait Pier Paolo Pasolini [3], qui se définissait pourtant comme « marxiste ». C’est désormais chose faite. L’extrême gauche a immédiatement pris les défenses des assassins du jeune Quentin, en essayant de transformer un lynchage en une « rixe » [4], de nier l’implication pourtant flagrante des groupuscules issues de leur mouvance, allant jusqu’à excuser, de manière plus ou moins manifeste, l’assassinat. La proximité idéologique suffit, pour eux, pour justifier des crimes.
Dans ma jeunesse en Italie j’ai vécu la période des « Brigades Rouges », responsables de nombreux attentats, enlèvements et assassinats. L’extrême gauche italienne appelait ces terroristes « des camarades qui se trompent » (« compagni che sbagliano » [5]). Il a fallu l’enlèvement et l’assassinat d’un premier ministre [6] pour que l’extrême gauche italienne se sente obligée de prendre les distances de ces terroristes. Aujourd’hui en France je constate la même complicité entre l’extrême gauche et des groupuscules qui sèment la terreur, et qui mériteraient bien la définition de terroristes, comme c’est déjà le cas aux États-Unis [7].
Le fanatisme politique n’a rien à envier au fanatisme religieux, dans son aveuglement, dans son manichéisme, dans sa haine de tout ce qui ne lui ressemble pas, et dans la violence qui en découle. Debout la France se bat contre tout cela, fidèle à son slogan « ni système, ni extrêmes ». À ceux qui cherchent malgré tout de nous coller une étiquette d’« extrémistes », je réponds toujours que la seule chose extrême chez nous est le bon sens.
[1] https://www.leparisien.fr/politique/rima-hassan-linsoumise-qui-provoque-le-malaise-au-parlement-europeen-27-10-2024-R6QALAYF3RCERMGEFSMHBVMTD4.php [2] https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260216-mort-de-quentin-deranque-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-assembl%C3%A9e-suspendu-pour-l-assistant-parlementaire-du-d%C3%A9put%C3%A9-lfi-rapha%C3%ABl-arnault [3] https://miscellanees.me/2019/03/26/pasolini-antifascisme/ [4] https://www.humanite.fr/societe/antifa/ce-que-lon-sait-a-propos-de-la-rixe-dans-laquelle-un-militant-nationaliste-a-ete-grievement-blesse-a-lyon [5] https://www.lagazzettadelmezzogiorno.it/news/editoriali/1920036/i-compagni-che-sbagliano-dai-tempi-di-moro-come-non-cambia-lodio-politico.html [6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Aldo_Moro [7] https://www.tf1info.fr/international/le-mouvement-antifa-officiellement-classe-comme-organisation-terroriste-par-donald-trump-apres-l-assassinat-de-charlie-kirk-2396229.html




