Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Lundi 25 nov 2019

Plan contre les féminicides : le terrifiant angle mort de la justice

Le gouvernement a présenté un plan qui se veut ambitieux pour combattre enfin les violences contre les femmes en France.

Les mesures présentées sont pour la plupart bienvenues et consensuelles. On peine à croire qu’elles ne soient pas mises en place depuis des années tant elles sont évidentes. A ce titre, les postures et les leçons de la gauche, Parti Socialiste en tête, sont tout simplement indécentes tant leur bilan est impardonnable.

Nous saluons évidemment la saisie des armes à feu des hommes soupçonnés de violence conjugale : la mise en disponibilité H24 et 7J/7 du numéro d’urgence, les créations de poste, l’élargissement de l’utilisation des bracelets anti-rapprochements, les efforts d’informations et de prise en charge. 

Nous nous félicitons aussi de la création de 1000 places d’accueil sur tout le territoire, une mesure que j’avais prise moi-même comme maire de Yerres avec l’association « Léa ». 7 logements avaient été mis à disposition. 

A ce titre, je serai ce soir présent à la soirée anniversaire de l’association, pour montrer qu’une action concrète sur un territoire permet de lutter contre les violences faites aux femmes.

Hélas, nous ne pensons pas que les mesures du gouvernement seront capables de combattre véritablement les violences et les féminicides.

L’Inspection Générale de la Justice a rendu un rapport accablant au gouvernement, décrivant en détails la faillite totale du système judicaire. Dans ce rapport, on apprenait que 80% des plaintes précédant des féminicides avaient été classées sans suite par le Parquet.

La cause première des violences faites aux femmes n’est pas le « patriarcat » mais l’impunité généralisée des criminels et des meurtriers provoquée par l’idéologie laxiste de la magistrature et le manque criant historique de places de prison.

Or, le plan Schiappa ne comporte aucune mesure d’envergure pour que la Justice soit enfin intraitable avec les criminels et les meurtriers qui violentent les femmes.

Pire, le gouvernement renoue avec les pires illusions gauchistes. Tout d’abord, Edouard Philippe a appelé à un « électrochoc » dans la population. Sur le modèle du discours d’Emmanuel Macron contre le terrorisme, le gouvernement nie sa propre responsabilité en renvoyant vers la société françaises « la vigilance » … Or la société française est déjà totalement mobilisée contre les violences faites aux femmes ! Au contraire nos concitoyens ne comprennent même pas comment nos institutions peuvent échouer à réduire une tragédie que personne ne veut plus tolérer depuis des années !

En faisant croire qu’on luttera contre les féminicides par la « prévention » dès l’école ou la prise en charge psychologique des criminels, le gouvernement fuit ses responsabilités en niant le rôle central de la Justice.

Si l’Espagne a réussi à combattre les violences faites aux femmes, c’est que la réponse pénale, des forces de l’ordre jusqu’à la Justice, est intraitable, avec des sanctions systématiques et lourdes.

A ce titre, la disparition de la volonté de Marlène Schiappa d’expulser les condamnés étrangers coupables de violences contre les femmes est lourde de sens : la pensée unique laxiste a une fois encore eu gain de cause. Si la mesure était proposée par référendum, elle aurait un soutien populaire massif ! Ce n’est donc pas à la société française de « se réveiller » mais aux élites dirigeantes de sortir de leur intolérable idéologie laxiste qui est directement responsable des tragédies qui frappent les victimes.

- S’assurer que les 1000 places ouvertes pour l’accueil des femmes violentées soient équitablement réparties sur le territoire.
- Renforcer considérablement les sanctions pénales et condamner systématiquement les auteurs de violences en ouvrant les places de prisons nécessaires, en priorité par la réhabilitation de certaines anciennes casernes.
- Instaurer des peines plancher sévères pour les auteurs de violences conjugales.
- Expulser systématiquement les étrangers condamnés pour violences faites envers les femmes.
- Sanctionner fermement les insultes de rue, propos et images misogynes (rap, publicité, etc.).
- Libérer les femmes du communautarisme en interdisant le port du voile dans les universités, hôpitaux et entreprises et le port du burkini dans les piscines municipales.
- Aider les femmes victimes des réseaux de prostitution à retrouver leur liberté (aide aux associations, lutte contre les trafics, etc.).

Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la France
Député de l’Essonne