Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Vendredi 02 oct 2020

Lycéen poignardé en classe : assez !

Mercredi, un lycéen de 16 ans a été poignardé en classe de première par un autre lycéen de 19 ans au lycée Paul Eluard à Saint-Denis (93).

L'auteur des faits, issu d'une classe pour élèves maîtrisant mal le français, se disait harcelé et avait publié la veille une vidéo sur les réseaux sociaux annonçant son intention d'en découdre. La vidéo de l'agression a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux.

Ce lycée avait déjà été l'objet ces dernières années de plusieurs actes de violence, notamment l'intrusion en mars 2019 d'une quinzaine de personnes armées de marteaux et de battes de base-ball.

Les réponses apportées à ces violences (l'habituelle "cellule de soutien psychologique" et la litanie sur le "manque de moyens" en infirmières, psychologues et assistantes sociales) sont totalement dérisoires. Pire encore, les "Brigades Régionales de Sécurité" en uniforme, qui étaient présentes dans le lycée au moment de l'agression et n'ont rien pu empêcher, ne constituent pas une réponse adaptée et relèvent plus de l'effet d'annonce de la part de la présidente de région Valérie Pécresse dont les ambitions présidentielles, si elles étaient satisfaites, conduiraient à poursuivre une politique impuissante à  rétablir l'ordre dans notre pays.

Pour mettre fin à cet "ensauvagement" et reconquérir les "quartiers perdus de la République" dont les causes débordent largement le cadre de l'École, DLF demande avant tout une politique pénale et des moyens policiers adaptés soutenus par une volonté politique affirmée aux antipodes de la "culture de l'excuse". Parallèlement, il faut reprendre le contrôle de nos frontières pour mettre fin à la submersion des services de l'État.  

Enfin, comme nous ne cessons de le demander depuis des années, il faut repenser l'École de la République en commençant par y réhabiliter l'autorité, la confiance et l'attachement au savoir afin d'instaurer partout un climat de travail, ce qui nécessite en premier lieu de remplacer les "Conseillers Principaux d'Éducation" par un véritable responsable de la sécurité et de la discipline. Ce responsable devra, dans des établissements comme celui où vient de se produire cette agression, être issu de la police et de la gendarmerie et être habilité comme Officier de Police Judiciaire afin de créer un réseau de prévention des violences avec la participation de tous les personnels de l'établissement.
 

Marc Chapuis
Délégué national à l'instruction publique