Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mardi 03 sep 2019

Grenelle des violences conjugales : parler c’est bien, agir avec urgence c’est mieux

Le 3 septembre 2019,

Je salue le lancement du Grenelle sur les violences conjugales qui se tient aujourd’hui à Matignon à l’initiative de Marlène Schiappa. J’espère sincèrement qu’à travers cette démarche qui durera trois mois, le Gouvernement ne cherche pas à cacher l’insuffisance de ses actes en organisant une énième opération de communication à l’image du Grand débat d’Emmanuel Macron.

Alors que la France déplore à ce jour une centaine de féminicides depuis le début de l’année 2019, Debout La France tient à réaffirmer son combat contre les violences faites aux femmes. En effet, aux féminicides s’ajoute l’explosion d’insultes, harcèlements, violences et agressions sexuelles qui sont devenus le quotidien de millions de femmes. Ces phénomènes ne sont pas marginaux. Une étude Ifop de 2018 pour la Fondation Jean Jaurès révélait ainsi que 12% des femmes françaises ont été victimes d’un ou plusieurs viols au cours de leur vie ! C’est inacceptable.

Père de deux filles, la lutte contre les violences faites aux femmes a toujours été un combat qui m’a tenu à cœur. Lorsque j’étais maire de Yerres dans l’Essonne, j’ai par exemple instauré un dispositif inédit d’hébergement d’urgence afin de répondre à la détresse des femmes victimes de violences conjugales. Ainsi, nous avons mis en place 7 logements gérés par une association, « LEA », qui ont permis de sauver plus de 300 femmes et leurs enfants tout en les aidant à reprendre goût à la vie et à se réinsérer durablement.

Face à l’urgence, la lutte contre les violences physiques et verbales faites aux femmes exige des résultats. Le Gouvernement doit agir au plus vite autour de plusieurs axes :

- Subventionner un centre d'hébergement d’urgence par intercommunalité à l’image de ce qui a été fait à Yerres.
- Condamner systématiquement les auteurs de harcèlement, maltraitances, violences et agressions sexuelles. Instaurer des peines plancher sévères pour les auteurs de violences conjugales.
- Sanctionner fermement les insultes de rue, propos et images misogynes (rap, publicité, etc.).
- Libérer les femmes du communautarisme en interdisant le port du voile dans les universités, hôpitaux et entreprises et le port du burkini dans les piscines municipales.
- Aider les femmes victimes des réseaux de prostitution à retrouver leur liberté (aide aux associations, lutte contre les trafics, etc.).

Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la France
Député de l’Essonne.