Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 28 jan 2015

En réponse à Jean Quatremer

Dans le dernier article de son blog, Jean Quatremer, emblématique eurocrate, a cru bon de diaboliser Panos Kammenos, Président du parti des Grecs indépendants et nouvel allié de Syriza, tout comme d’autres journalistes avant lui.

Qualifiant le mouvement grec de « complotiste, xénophobe, défenseur de l’église orthodoxe, antisémite, homophobe, europhobe, pro-russe, anti-turc », oubliant sans doute de le définir comme « réactionnaire » ou encore comme « fasciste », Jean Quatremer se ridiculise une fois de plus.

Un peuple qui résiste à la tutelle allemande gêne forcément une oligarchie à plat ventre devant Angela Merkel.

N’en déplaise à M. Quatremer, Panos Kammenos est un patriote, humaniste, fier des valeurs de la Grèce, prêt à défendre les intérêts des Grecs et incarnant le sursaut d’un peuple face à l’occupation des eurocrates.

Ce que M. Quatremer ne supporte pas, c’est de voir son monde rêvé d’une Union européenne autoritaire, sans identité, construite contre les peuples, niant la richesse et la diversité des pays européens, s’écrouler devant lui.

Panos Kammenos et Alexis Tsipras font preuve d’audace et de sagesse car ils démontrent qu’ils ne sont pas des hommes politiques d’un camp mais celui de la Nation tout entière, qui veut retrouver sa dignité, son indépendance et sa prospérité.

M. Quatremer connaît-il la situation de la Grèce ? Il n’a à l’évidence pas constaté les ravages d’une économie exsangue et l’échec des politiques de rigueur : plus de chômage, de paupérisation, de souffrances sociales, de mortalité infantile, de vague de suicides et une baisse de l’espérance de vie. Bref, une incroyable purge qui a brisé la vie de millions de Grecs.

Plus d’un tiers des entreprises ont fait faillite, le PIB grec a diminué de 25% , la dette a augmenté jusqu’à atteindre le niveau de 175% du PIB. Le chômage des jeunes dépasse les 50% !Voilà le résultat d'une politique inique imposée par cette Union européenne dont Jean Quatremer ne cesse de vanter les mérites.

En qualifiant les Grecs indépendants de "parti d’opportunistes, sans idéologie précise, un parti de réaction de la classe moyenne supérieure", Jean Quatremer incarne parfaitement cette oligarchie méprisante qui n’a pas encore compris que le réveil des peuples européens est en marche. Et que s'il s'agit d'une très mauvaise nouvelle pour l'Union Européenne, c'est au contraire un formidable espoir pour la véritable Europe, celle des nations libres et des coopérations utiles.

Damien Lempereur

Délégué national chargé des relations avec les partis politiques étrangers