Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Vendredi 19 avr 2019

3 questions à Anne-Sophie Frigout, candidate #10 sur la liste des Amoureux de la France

Pourquoi avoir rejoint Nicolas Dupont-Aignan ?

J’ai découvert Nicolas Dupont-Aignan en 2011 et j’ai tout de suite été séduite par son franc-parler, la constance de ses idées, sa sensibilité pour la cause animale et sa vision de l’Union Européenne. J’ai donc adhéré à Debout la France en 2012 et j’ai eu l’occasion de représenter mon département, la Marne, lors des dernières élections régionales puis législatives. Depuis un an, je suis Déléguée Nationale à la dignité animale. Par ailleurs, je suis enseignante d’histoire-géographie en collège.

Quel sujet vous tient le plus à cœur dans votre combat pour les animaux ?

Il y a deux sujets en particulier pour lesquels je me bats : les dérives de l’industrialisation de l’élevage et l’égorgement sans étourdissement autorisé dans le cadre de l’abattage rituel. En réalité, les deux sont liés. L’élevage productiviste, (qui méprise autant les hommes que les animaux ), impose des cadences folles et mène à des pratiques peu soucieuses du bien-être animal. Je pense notamment au fait de couper la queue des porcs sans anesthésie ou le débecquage pour les poules, pour éviter que les animaux ne s’attaquent entre eux. Sauf que cela est une conséquence directe de la concentration de ces animaux dans de petits espaces, sans la lumière du jour. Il y a aussi la question du broyage des poussins mâles dans les élevages de poules pondeuses, contre lequel Nicolas Dupont-Aignan s’est engagé depuis de nombreuses années.

A Debout La France nous défendons un autre modèle d’élevage, très éloigné des fermes usines qui se développent un peu partout. Il faut aussi que l’Europe propose des plans de transition vers le bien-être animal pour les grandes exploitations tout en refusant les traités commerciaux comme le CETA ou avec le Mercosur parce qu’au Canada ou en Amérique Latine, les normes d’élevage, d’hygiène ou de bien-être animal sont moins rigoureuses. Pour la question de l’abattage rituel, si le fait d’égorger des animaux sans les avoir étourdis préalablement est déjà synonyme d’immenses souffrances pour l’animal, la cadence imposée aux salariés dans les abattoirs les mène parfois à mal exécuter leurs gestes, d’autant plus qu’ils sont souvent mal formés. Il faut rappeler qu’un bovin égorgé peut mettre jusqu’à 14 minutes à se vider de son sang avant de mourir.

C’est pourquoi, au nom du bien-être animal mais aussi de nos valeurs, à Debout La France, nous exigeons l’étiquetage des conditions d’abattage sur tous les produits, en attendant de négocier avec les cultes une solution qui limite les souffrances. Le bien-être animal ne saurait être sacrifié au nom d’aucune religion !

Etre enseignante en 2019 ?

Etant enseignante, je constate chaque jour les dramatiques conséquences du nivellement par le bas. Beaucoup de mes collègues, qui ont choisi ce métier par vocation, se retrouvent alors bien désarmés face aux aberrations d'un système qui nivelle les exigences scolaires par le bas et qui encourage l'échec scolaire. L'école républicaine devait appliquer le modèle le plus juste qui soit, celui de la méritocratie, mais c'était sans compter sur les « pédagogistes soixante-huitards » qui ont transformé l'école en un lieu d'expérimentation de théories fumeuses selon lesquelles le savoir émanerait de l'élève. Derrière l'affirmation de la bienveillance, c’est en fait le règne du laxisme qu’ont fait émerger les « pédagos » au sein de l’école de la République ! Un socle commun de savoirs permettrait pourtant l'assimilation d'une culture commune qui, elle-même, renforcerait l'unité nationale malmenée aujourd’hui. A l’heure où les communautarismes poussent à la division, cette union nationale apparaît, au sein de l’école et ailleurs, plus que jamais nécessaire !