Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mardi 23 avr 2019

Rapatriement de djihadistes : le Kosovo trahit la sécurité de l’Europe

          Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 avril 2019, le Kosovo a organisé le rapatriement de 110 de ressortissants partis faire le djihad en Syrie et en Irak. Parmi ces 110 personnes, si 74 sont des enfants, seulement 4 adultes ont été inculpés et risquent jusqu’à seulement 15 ans de prison. Le Ministre de la Justice du Kosovo, dont 300 ressortissants sont partis faire la guerre aux côtés de l’Etat Islamique, a par ailleurs déclaré que le Kosovo n’arrêterait « pas avant d'avoir ramené chaque citoyen de la République du Kosovo dans son pays ». Quant au Président Hashim Thaçi, il souhaite les voir « réintégrer notre société aussi vite que possible ».

          Debout La France dénonce cette décision d’un pays dans lequel le risque terroriste reste élevé. En octobre 2018, Pristina a annoncé avoir arrêté 4 islamistes qui projetaient des attentats en France, en Belgique, contre la communauté Serbe du Kosovo ainsi que contre la mission internationale de maintien de la paix au Kosovo. Le risque sécuritaire reste donc présent dans un pays sous tensions. Alors que ce pays est en négociations avec l’Union Européenne pour la levée des visas, c’est un mauvais signal qui est envoyé aux Européens.

          Debout La France s’engage à s’opposer fermement au Parlement Européen et auprès de l’Union Européenne à tout acte en faveur d’une adhésion du Kosovo à l’UE. La politique de rapprochement a été un échec coûteux pour l’Union Européenne qui n’a vu aucune amélioration sur les questions d’esclavage sexuel, de trafic de drogue, l’état de droit et à l’épuration ethnique s’est succédée une épuration culturelle et linguistique. Aujourd’hui, le Kosovo refuse toute concertation avec l’Union Européenne sur l’avenir des djihadistes et la sécurité du continent. La France et l’Union Européenne doivent mettre un terme au processus d’ouverture avec le Kosovo engagé en 2011 avec l’aval de Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat aux affaires européennes de l’époque et soutenus par les eurodéputés UMP/LR en février 2016 et 2017.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne

Président de Debout La France