Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mercredi 13 juin 2018

Le nouveau Contrôle Technique Automobile : une nouvelle facture pour les familles !

Des centaines de milliers de français ont découvert ou vont hélas découvrir que le Contrôle Technique Automobile s’est durci depuis le 20 mai 2018. 
  
Le Contrôle Technique actuel, mis en place en 1992, n’était-il pas suffisant ? Evidemment mais, pourtant une énième directive européenne a exigé qu’une évolution plus stricte et beaucoup plus coûteuse entre en application. 
  
De 407 défauts répertoriés, le contrôle passe à 606 et avec 3 niveaux de défaillance. 
Le niveau le plus grave définit la défaillance critique, à savoir un défaut particulièrement dangereux qui impose une réparation dans la journée ou la destruction du véhicule. 
  
Or ce nouveau Contrôle Technique expose aujourd’hui bien plus le propriétaire à des constatations de défauts critiques et donc un risque d’envoyer, plus prématurément, à la casse son véhicule. 
  
Par ailleurs, durcir de manière excessive les contrôles risquent de multiplier les recours au marché parallèle de réparation automobile fait de débrouille et de travail illégal. 
  
Avec environ 20 millions de Contrôle Technique en 2017, et une augmentation des contre-visites c’est beaucoup de véhicules anciens qui vont donc disparaître. Ces dernières années d’ailleurs, l’âge moyen des véhicules a avancé en ancienneté. Tout véhicule de plus de trente ans n’a pas vocation à être une voiture de collection, et beaucoup de voitures entre 15 et 30 ans sont les véhicules des citoyens les plus précaires. 
  
Il est au demeurant invraisemblable qu’on demande aux Etats membres de l’Est de l’Union Européenne, avec le parc automobile ancien ou dégradé qu'on leur connaît, d’assurer un tel niveau de contrôle imposé par cette directive de l’UE …  
  
Cet excès de "sur-qualité" dans le Contrôle Technique face aux statistiques et la réalité du terrain en matière de sécurité vise en fait à nourrir le marché automobile. 
  
Si les technocrates voulaient vraiment assurer la sécurité routière, ils investiraient dans les infrastructures routières dont, malheureusement, on constate que l’entretien n’est plus assuré avec le même niveau qu’autrefois. 
  
Avec la diminution de vitesse, à 80 Km/h, sur les axes secondaires, l’augmentation exponentielle des contrôles de vitesse mobiles par des sociétés privées intéressées, la chasse  dogmatique aux voitures, la systématisation et le renchérissement du stationnement en centre-ville… Tout est fait pour rendre impossible la vie des automobilistes.   
  
Tous les Français ne peuvent s’offrir un véhicule neuf. Ce véhicule ancien mais fonctionnel leur est indispensable. Il s’agit de la voiture des retraités modestes, celle des travailleurs "pauvres", travailleurs de nuit, de province, qui doivent avaler les kilomètres pour exercer leur activité, celle qui permet d’aller chercher les enfants à l’école, de les amener à leurs activités, d’aller faire les courses au village... Celui que l’on donne à ses enfants en début de vie professionnelle ou pour se déplacer lors de stages et de petits boulots sans fin …   
 

Non, toutes les familles ne peuvent être, à toute saison, adepte du vélo pour leur quotidien déjà assez dur comme cela …

 

Lors de la Présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan avait présenté un plan sérieux pour aider les familles à acquérir dans la durée un véhicule propre plutôt que de racketter les gens et de les priver de leur moyen de déplacement.

 

Il s’agit, encore une fois, de la pénalisation de la province, de nos anciens, des familles, des plus précaires face aux bobos de centre-ville. 
  
Aux ordres de relais lobbyistes, les instances de l’Union Européenne continuent à nous concocter le racket fiscal et réglementaire au quotidien sous le faux prétexte de la sécurité. 
  
Encore une fois, un peu de bon sens, de soucis de l’intérêt général et d’humanité aurait été de mise, Mesdames et Messieurs les technocrates … 

 
Lionel Mazurié
Délégué National au numérique