Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Mardi 15 mai 2018

"L'affaire Cahuzac" ou la mise en miroir de la dignité et de l'indignité

Maître Dupont Moretti, en commentant le jugement de son client après l'énoncé du verdict, a déclaré « qu'il ne s'agissait pas d'une victoire de la défense, mais d'une victoire de la Justice » !

Ce même « magicien du verbe » est coutumier de ces incantations hypnotiques lorsqu'il dénonce à la télévision «l'arrogance des juges », « les dérives de la Justice où la victime a tous les droits », « qu'il n'y a pas d'équidistance entre la victime et l'accusé » et « que la dictature de l'émotion peut tout emporter sur son passage en exploitant le chagrin » !

C'est oublier que la Justice, en se substituant à la vindicte populaire, prend en compte, et doit se faire l’interprète, de ce qui il y a de plus précieux pour un peuple : sa dignité. La dignité résume à elle seule tous les vecteurs de socialisation que sont la probité, l’honnêteté, la respectabilité, l'image que l'on donne de soi, l'honorabilité.

Elle permet, lorsque l'on vit dans la résignation d'un destin, d'en accepter le parcours, car « c'est la résistance des pauvres, leur ultime carré d'humanité ». Les oligarques de la pensée, en mettant « en miroir » la dignité et l'indignité, ne font qu’annihiler leurs concepts, brouillant ainsi leur compréhension au seul bénéfice de la déviance.

J'invite ces « oligarques » à méditer une parole de Robespierre qui magnifiait « l’opprobre, l'accablant témoignage de l'exécration publique ». Bien des têtes se sont retrouvées au bout d'une pique pour ne pas en avoir pris la mesure...

Maurice Signolet
Délégué National à la Sécurité