Le Rassemblement Gaulliste - ni système ni extrêmes

Vendredi 10 mai 2019

De quoi le procès en fake news est-il le nom ?

Du fait de l’exponentielle expansion d’Internet et des réseaux sociaux, de l’omniprésence des smartphones, les médias traditionnels ont perdu le monopole de l’information et de son analyse. Ils ne peuvent donc plus orienter l’opinion publique à leur guise. Quand une opinion n’entre pas dans leurs clous idéologiques, ils crient à la fake news voire au complotisme.

Certes, fausses nouvelles et complotisme existent, et la révolution numérique favorise leur propagation. Mais chacun aura constaté que, pour les médias mainstream, c’est toujours l’adversaire idéologique qui tente de manipuler. Selon que vous serez dans le camp du bien ou dans celui des « populistes », votre interprétation d’un fait sera vertueuse ou dangereuse.

Par exemple, lorsque, comme des millions de Français, dans un pays frappé chaque mois par le terrorisme islamique et où chaque année draine mille actes christianophobes, je me suis interrogé sur les causes de l’incendie de Notre-Dame, on m’a traité de complotiste.

En revanche, quand les médias, sans le commencement d’une preuve, accusent la Russie d’ingérence dans nos affaires, ils « protègent la démocratie ». Ce qui fait pencher la balance d’un côté ou de l’autre, c’est le politiquement correct. Certaine « morale » importe plus que la vérité. Et quand les inquisiteurs sont pris la main dans le sac, ils invoquent opportunément « un problème humain » ou « un problème technique », comme dans le cas de la pancarte « Macron dégage » caviardée par France 3. La triche peut même sombrer dans le ridicule absolu.

Dernièrement, une photo circulait qui montrait Emmanuel Macron et Edouard Philippe riant en arrivant devant Notre-Dame en feu. Qu’ont répondu les fact-checkers ? Que les deux hommes rient mais qu’on ne sait pas pourquoi, par conséquent on ne peut pas vraiment dire qu’ils rient… En fait, bien sûr, c’est cette image qui dérange parce qu’elle abime la communication gouvernementale dont les grands médias, chez nous, se font trop souvent les relais serviles – parce qu’ils partagent la même idéologie et les mêmes intérêts. Cette relation incestueuse s’est manifestée jusqu’à l’infâme dans l’affaire de la pseudo « attaque » de la Pitié-Salpêtrière. Pendant 24 heures, les grands médias ont relayé avec gourmandise la thèse du gouvernement et de son pathétique ministre de l’Intérieur.

Enquêter ? Vérifier ? Pensez donc… Quand elles servent la doxa, les fake news sont pain béni. Et quand elles sont éventées, comme ce fut heureusement le cas ici, responsables et commentateurs cherchent des excuses et se pardonnent en quelques minutes. Leur conception de la vérité est incroyablement élastique, n’est-ce pas ?

En somme, le procès en fake news est d’abord un outil du politiquement correct pour discréditer ses opposants. C’est un procédé totalitaire qui vise à réorienter l’information en faveur de l’oligarchie mondialiste.

 

Nicolas Dupont-Aignan 
Député de l'Essonne 
Président de Debout La France